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Ce: sont les ra ce Aire c'est l’annihilation ds efforts et de l'œuvre des réformateurs philosophes, c'est le LIT des esprits italiens en présence de l'envahissement de l'Italie, qui firent la fortune et la force réelle d’Alferi. Il avait jusque-là combattu pour ou contre des abstractions : tyrannie ou liberté, abaissement moral ou vertu civique. Il 24 combattait maintenant contre des hommes, des étrangers, . des envahisseurs. Son Misogallo, son Exhortation à délivrer Pltalie frappaient fort et juste, et jetaient à travers le bruit des armes, une note italienne qui devait avoir un écho dans la ation, sans aboutir pourtant à des résultats politiques appréciables.
Si les circonstances dans lesquelles s’est manifestée la pensée italienne chez Verri et chez Alfieri sont si différentes, peut-on juger leur patriotisme à la même mesure? Et n'est-il pas à la fois plus équitable et plus logique de les considérer tous deux
; comme ayant travaillé, par des moyens appropriés à leurtemps et à leurs aptitudes, à la grande œuvre du relèvement national? A ce point de vue élevé, Verri et les philanthropes italiens d'une part, de l’autre, Alfieri et la pléiade des littérateurs patriotes de la période révolutionnaire, Fantoni, Ugo Foscolo et le volage Vincenzo Monti lui-même, représentent deux efforts
7 consécutifs, deux manifestations, l’une plus positive, l’autre . plus brillante du patriotisme italien. De part et d'autre les | résultats politiques immédiats sont nuls, ou annulés par des - causes extérieures inévitables : le résultat définitif est l'unité
| politique de l'Italie, œuvre douloureuse de quinze siècles, à
laquelle l’un comme l’autre ils ont apporté leur tribut.
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