‹ Le Comte Pietro Verri (1728-1797) Ses Idées et Son TempsChapitre 50 sur 61 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

U] ne des ue vivants. Ils répandent les premières mences de leurs pensées : semences lentes à à germer, il est pe. rai, mais que la jeunesse s’assimile, en sorte que l'écrivain | détermine les opinions du siècle qui vient après lui». En consacrant ces lignes à la mémoire de son ami Frisi, en 1787, Verri parlait un peu pour son propre compte. Il lui eût été 72 us d'être meilleur prophète.

Pour le juger d'ensemble, il faut laisser au second plan des essais de jeunesse, incursions plus ou moins heureuses d’un esprit curieux à travers des domaines qu'il n'avait pas le loisir d'explorer à fond : il faut que le littérateur, l'historien, le psychologue, le moraliste même s’effacent devant l'homme d'état et devant l'écrivain politique. Gelui-ci, par l'étendue et la solidité de son œuvre, s'impose de lui-même à l'attention. Ne Dans un milieu restreint, il a témoigné les qualités d'intellimn gence et d'action d'un Sully, d'un Turgot, d'un Necker. A part

__ Je droit des gens, ila apporté un appoint considérable à toutes 4 les parties de la science politique : il a deviné Beccaria et F rajeuni, par un saisissant tableau d'histoire locale, la question déjà épuisée de la torture; il a tracé à ses gouvernants, pour sa patrie, un programme de réformes économiques qu'il a lui-même travaillé avec succès à réaliser; ila émis sur les 4 questions religieuse et nationale des vues très indépendantes et très sincères; s’il a varié en politique, l’histoire de ses idées est en quelque sorte la critique expérimentale d’une théorie célèbre au dix-huitième siècle, la théorie du despotisme éclairé.

…. Son originalité n’est d’ailleurs pas partout la même. Le crimi- = À naliste, l'économiste procèdent chez lui avec assurance et

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LE COMTE PIETRO VERRI FPE.

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