‹ Le concile de TurinChapitre 10 sur 120 · LA LETTHK CONTEMPORAINE DU CONCILE · texte numérisé non relu

LA LETTHK CONTEMPORAINE DU CONCILE

voirs que Proculus de Marseille exerçait en Narbonnaise seconde et sur les pouvoirs que l'évêque de Vienne exerçait en Viennoise, est bien le nôtre. Or, on voit ici que ce concile, à la date du 29 septembre 417, vient seulement de se réunir, La première phrase de la lettre : Multa contra.., dissimuîet résume la lettre précédente (Cum adversus)^ et rappelle les griefs déjà énoncés contre Proculus. Voici maintenant que l'évêquede Marseille, sur qui pesaient déjà des charges si graves, a donné au Saint-Siège un sujet de plainte nouveau, qui achève d'émouvoir Zosime (nos admodum movit) : il a demandé au synode de Turin de lui accorder (on peutsupposer dès maintenant que Zosime eût mieux fait de dire : lui confirmer), le droit de créer des évêquesdansIaNarbonnaise seconde. 11 estmanifeste que le recours de Proculus au concile de Turin est, au moment où Zosime écrit la lettre Multa contra, un fait tout récent encore, et que Zosime n'en a reçu la nouvelle que depuis qu'il a expédié la lettre Cum adversus {22 septembre).

Zosime ajoute que la démarche de Proculus, à laquelle a pris part l'évêque de Vienne Simplicius, est un acte d'audace outrée, auquel il convient de couper court dès le commencement d'exécution (in ipso vestibule resecandus). La tentative de Proculus et de Simplicius en est donc au 2q septembre, et pour autant que Zosime soit informé, à sa première phase. Sur la voie coupable où ils se sont engagés, les deux évoques n'ont fait encore que quelques pas.

Zosime dit deux fois qu'en portant au concile le

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