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LA CHRONIQUE DE VILLICAIRB

comme le prédécesseur de Proculus, une seconde fois comme son successeur. C'est sans doute qu'après Villicarius, le secours de la chronique des évoques de Vienne lui fait défaut.

4* Adon est bien renseigné sur les vies de ses anciens prédécesseurs Boaldus (n" 38), Bobilinus (n*" 99), Austrobertus (n* 40), surtout Villicarius (n'4i). Ce qu'il dit d'eux coïncide exactement avec les données du Liber episcopalis. Mais il ne sait plus rien de ses prédécesseurs plus récents, Proculus (n* 42), Bertéricus (n* 43), Ursus (n" 44), que leur lom et Tépoque approximative de leur épisco-

lidara ex familia ecclesi^c dédit, usque Sanctonas pervenît. — Apr^â l'époque d'Adon, l'ordre de la succes&ion demeura quelque temps incertain. Le rédacteur des faux-privilèges adopta Tordre Proculus- Bertéricus (Cf. Duchesne, Fastes^ p. 165]; l'auteur de \^ Fundatio sanctae viennensis ecclesiae fait de « Berterius » le successeur immédiat de ViUicaire. Dans la deuxième chronique des évoques de de Vienne, composée en 1239 (M. G. SS., t. XXIV, voir p. 814), on retrouve la succession Villicarius- Proculus-Bertéricus, qui prévalut, Contrairement à l'avis de M. Duchesne, je crois Proculus antérieur à Bertéricus. En effet, le témoignage le plus précis que nous fournisse Adon est dans le second des deux textes cités ci-dessus : Septimo itinere (767) etc.. Le tune post aliquot annos de ce texte ne peut signiûer qu'une chose : c'est que Pépin, en 767, promit l'évéché Â Bertéricus, qui en piit possession quelques années plus t^rd. Cette indication concorde fort bien avec la notice de l'Ha^ologe (Duchesne, Fastes, p. aoi) : Procuius^ qui simpîicis et bonae vitae fuity sub Pipino Francis régnant*. Perseveravit autem usque ad principia regni Karoli régis. C'est donc ProculuR qui aura été établi évéque de Vienne, après la vacance de quelques années qui suivit la retraite de Villicarius, et le sera resté jasqu'un peu après l'avènement de Charlemagne.

[] reste à prouver que les deux lettres de la collection viennoise adressées à Proculus rt  Bertéricus sont apocryphes. Si elles étaient reconnues authentiques, la succession Proculus-Hertéricus serait établie avec certitude.

APPENDICE m

pat (i). C'est manifestement que jusqu'à la notice de Villicaiie, il faut regarder, non point le chroniqueur, des évêques de 'Vienne comme le tributaire d'Adon, mais Adon domitie letribntaifedu cbroniqueur (2}. -^ngfôfî. ï /

ç'-Derhière preuve r nous possédons^ de la chronique dés évêqaes de Vienne, une réédition du XII* siècle, intitulée ; Fundaiio sanctae viennensis ecclpsiae (3), postérieure à la constitution du recueil des privilèges viennois (1094-1131), Or la dernière notice de cette Ftindatio est celle de ViUicaire(4). Le travail de l'éditeur du xii* siècle, qui cite, à propos des divers évêques, les lettres à eux adressées de la collection des faux-privilèges, n'a eu d'autre objet (s) que d'enregistrer comme pièces authentiques les pseudo-documents que Tarche-

(i) Cf. Duchesnc, Fastes^ t. I, p. 199-302, où les divera passages de la chronique d'Adon relatifs aux évoques de Vienne aoot cii^s au-dessous des notices de la Chronique.

(2} On aurait été conduit au même résultat par la comparaûoD des textes du Livre èpiicopaî et d'Adon, que M. Duchesne a juxtaposés. Ainsi dans lu notice de Villicaire, le mot du Livre èpiscopal: « dissipato et vastato tant intus quam foris episcopatu Vienoensi aliqui anni sine episcopo sunt transacti », devient chez Adoo : « Vastata et dissipata Vienntnsis et Lugdunensis provinciA, aliquot annis sine episcopis utraque ecclesia fuit ».

(3) M. G. SS., XXIV, p. 8ib. FundatiosanctPT viennensis ecclesûe, et quando et a quibus dotes et bona tam spiritualia quam tenporalia obtinuit.

(4) II y a cependant un appendice à cette dernière notice. On 7 lit: « Sancto rero Austroberto... Deo obtinentibus. Deinde cum vastata et vacans sit Viennensis ecclesia, Bertcrius in epiaco' pum assumptus, Pipino, Caroli filio patris (siVj, régnante. Hic boce et simplicis vite fuit, jam Carolo Magno régnante. Huic b««tus AdrianuB papa rescripsît » [BxpUcit).

(5) Le titre et Tintroduction de Touvrage suffiraient à le prouver.

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