LK CONÇU. K DE RAVKNNIUS
Maxime de Riez, Justus d*Orange, Salonius de Genève, Ingénuus d'Embrun, Ynantius, Zoticus, Chrysanthius (i). A part Rusticus de Narbonne et Salonius de Genève, tous ces évoques paraissent avoir eu leurs sièges dans Tancienne province d'Hilaire.
Nous avons conservé la lettre par laquelle Ravennius convoque les évoques au concile. Il y nomme, pour les contestations qu'ils avaient eues avec l'abbé de Lérins Fauste (le futur Fauste de Riez), les trois évéques Théodorus de Fréjus, Valérianus de Cimiez et Maximus, de siège inconnu.
La lettre de convocation nous apprend que Ravennius regardait les évéchés de Fréjus et de Cimiez comme placés sous sa juridiction directe. L'abbé de Lérins, qui relevait de Fréjus et avait dans son monastère des personnes appartenant à divers diocèses de la côte opposée, s'étant trouvé en conflit d'autorité avec l'évèque de Fréjus et deux autres évéques, Ravennius se saisit lui-même de l'affaire. Il réunit un synode afin de réconcilier les parties en cause, et de fixer pour l'avenir, dans le gouvernement de l'abbaye, les attributions respectives de Tévêque et de Tabbé. 11 ne parait pas douteux que Tévéque d'Arles n'ait agi, dans Toccasion, en qualité de métropolitain de Fréjus, cité de la Narbon-
(i) Chrysanthius me paraît devoir éire le Chrysaphius qui consacra Kavennius en 449. et signa la lettre dogmatique arlésienne de 451 (Oucbcsne, Fastfs, t. I, p. 349-350). Four Zoticus, qui ne parait nulle part ailleurs, il me semble très probable qu'on doit l'identifier avec Fonteius de Vaison, institué par Ravennius en 449, et qu'on s*étonnc de ne voir pas assister au concile. La fausse lecture Zoiùus pour Foteius a pu facilement se produire.
naise seconde, et probablement de Cimiez, cité des Alpes-Maritimes. Le concile ïn causa insulae Urincnsis semble donc autoriser Topinion, généralement admise, que la province d'Arles eut sous Ravennius la même étendue qu'au temps d'Hilaire.
Il nous importerait beaucoup de pouvoir déterminer, au moins d'une manière approchée, l'époque oh le concile s'est tenu. On le place entre 449 et 461 (i) : Ravennius, en effet, devint évoque en 449 et mourut, au plus tard, en 401. Je crois la date véritable du concile beaucoup plus voisine de 449 que de 401.
En effet, les évoques provençaux que le concile nous fait connaître étaient tous en fonctions en 4^0- 431. Si Ton admet Tidentification du Zoticusdu concile avec Fontéius de Vaison, qu'on s'étonne de n'y point voir figurer^ on constate que tous les évèques qui assistèrent au concile, ou qui y sont cités comme vivants, signèrent soit la supplique des dix-neuf évéques en 449 (a), soit la lettre artésienne
(1) Tillemont, Mém., t. XV, p. 406 : < ... du temps de Rarenne, et ainsi entre 449 et 461. Ht je ne sçay même si les troubles qui suivirent la mort de Valentinien III, tU4Î le 17 mars 455, permettent de la mettre ni cette année-U, ni les suirantes]. » — Comme Le concile s'est tenu un 30 décembre, et que Léontius d'Arles était évèque en 461 (Duchesne, Fastes^ t, I, p. 250), la date extrême est non 4(31^ mais 4&0. Depuis 453, on ne sait plus rien de Ravenmus. Il peut être mort bien avant 461. Pour Rusiicus de Narboane, û mourut en 461.
(2) La supplique fut si^ée par les 16 évéques mentiomiés par notre concile, sauf Ravennius, Rusticus et Salonius qui n'avaient pas à la signer, et d'autre part le second Maximus (celui qui est cité dans la lettre de convocation, et ne siégea pas plus au concile que Xhéodorus et Valérianus, étant intéressé dans l'affaire), Flonis et Chrysanthius (ou Chrysaphius).