‹ Le concile de TurinChapitre 12 sur 120 · LA DA.TB DE JOUR · texte numérisé non relu

LA DA.TB DE JOUR

Aussi bien, Texpression : in vestibulo resecandus fait croire que la décision du concile n'était pas encore intervenue au moment où Zosime écrivait, ou que Zosime, à tout le moins, n'en avait pas encore eu connaissance. L'acte audacieux des deux évoques, si le concile s'était déjà prononcé en leur faveur, n'en serait plus au vestibulum. D'autre part, pour impatient et autoritaire que Ton connaisse le pape Zosime, on a quelque peine à admettre qu'il eût jugé en termes aussi vifs Tappel des évéques au concile, sMl eût su que les Pères de Turin leur eussent déjà donné gain de cause. Il est vrai que quelques semaines plus tard Zosime fit prononcer par son tribunal, sur une nouvelle procédure, la c condamnation > de Proculus (i) ; mais ia sentence ne fut pas officiellement motivée par le recours de l'évêque de Marseille au concile, puisqu'elle ne fut pas étendue à révoque de Vienne. Ainsi, sans que Ton puisse encore rien affirmer sur ce point, la lettre Muîta contra s'entend mieux si l'on suppose que le pape Zosime, lorsqu'il l'écrivit, savait seulement que la discussion avait été ouverte à Turin sur son décret du mois de mars, et ignorait encore en quel sens le concile s'était prononcé.

Des conclusions auxquelles nous a conduits jusqu'ici l'examen des textes, on trouve une confirmation saisissante dans la date que porte l'intitulé de la lettre synodale : Sancta synodus quae convenit in urbe Taurinantium die X kalendas octobris (le 23 septembre), fratribus etc. Ainsi le concile s*est

(i) Voir la lettre. Quîd dt PtocuU, de date incertaine, dont il va être question.

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