LES ECHECS SUBIS PAR ZOSIME
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autant de lois, il oubliait de se demander si les églises provinciales les accepteraient comme telles. ussi prenait-il dès Tabord, pour ordonner, un ton autoritaire et tranchant, et qui ne souffrait pas de réplique. L'humiliation du Saint-Siège en était plus complète quand la réplique s'était fait entendre, et que la résistance avait suivi (i).
Zosirae se fit bien connaître dans deux des grandes affaires qui occupèrent son pontificat : par son intervention dans l.t querelle pélagienne et par la tentaive qu'il fit pour faire reconnaître par les évfiques africains la juridiction d'appel du Saint-Siège (a). Il se montra, dans Tune et Taulre occasion, impérieux avec légèreté, et le double échec que lui infligèrent les synodes d'Afrique fut assez éclatant pour que les progrès qu'avait faits Tautorité pontificale sous ses prudents prédécesseurs Damase, Sirice et Innocent, parussent gravement compromis. C'est par un échec aussi que se termina, pour le Saint- Siège, la troisième des affaires importantes où Zosime s'engagea, l'entreprise Arlésienne.
Au moment où s'était faite l'élection du nouveau
(ï) Pendant le court pontificat de Z-isimc, il se forma contre lui, dans iVglise de Rome, uti parti de vive opposition. Un groupe de prêtres romain:i se rendirent  Ravcnnc pour l'accuser auprès d'Hononus. Il les excommunia. Voir sa lettre £x reîattone (Migne, t. XX, col. &79), du 3 octobre 418.
(2) On trouvera un bon exposé de ces doux affaires dans Mœllorvon Schubert, t. I, p. 034 et p. 724. Voir aussi tout le chapitre de Langcn {Gtsch. der rxJcr.. Kirchc^ t. I, p. 742 et suiv.) sur Zosime, intitulé fort justement : Detnuethtgung der raemischen Ktrche dureh die U^bfreiîuugitt des Zosimus. Sur le lien qui rat tache la conduite de Zosime dans l'affaire de Pêiage et de Céleitius, ik sa politique gallicane, voir l'appendice : Zoiime^ PatrocU^ etr.