‹ Le concile de TurinChapitre 23 sur 120 · ARLES AU V* SIECLE · texte numérisé non relu

ARLES AU V* SIECLE

le la capitale de la décadence. Elle fut au le par la grandeur (comme elle est aujourd'hui par l'abandon et la tristesse) la Ravenne gauloise; e Ravenne à certains égards mieux choisie.

L*évêque d'Arles devait, par la force des choses, étant Tun des premiers personnages d'une telle cité, avoir dans l'épiscopat gaulois des relations étendues et y jouir d'un grand prestige. Il pouvait paraître naturel que sa haute situation fût complétée par l'exercice d'une juridiction métropolitaine. Cependant le mot de métropole, au sens canonique, s'appliquait seulement aux chefs-lieux de provinces, et non de diocèses ou de préfectures ; et le pape Innocent avait récemment déclaré que les changements apportés par l'empereur dans le système de l'administration provinciale ne devaient avoir aucune répercussion sur Torganisation ecclésiastique (i).

la richesse d*Ar!cs : d*£tre un port de mer où aboutissaient deux grandes voies de terre, la route de l'Aquitaine et la rou(e de Lyoo et de la Gaule intérieure.

(I) Innocent U% ep .XXIV {Et onus) % 2 (Migne, t. XX. col. 548): Nam quud sciscitaris» utnim divisis imperiali judicio provinciis, ut dux meiropoies 6ant, sic duo metropoUtani epiacopi debeant oominari : non esse verc(5icCou3tant; mss.: nonvéra^non ergOynon eser<; vgo conjeceriin : non e re) visum est ad mobilitatem necessitatum mundanarum Dei ccctcsiam comroutari; honoresque aut dîvisîones perpcti, quas pro suis causais faciendas duierit imperator. £rgo secundum pristinum provinciaruni rnorem metropolitanos épiscopos convenit numerari. (Cité par MommseD, Chron. Min, t. 1, p. 5S4. notei.)

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