LES PARTIS DANS L EGLISE PROVENÇALE
Peut-être Tévêque d'Arles n'eût-il pas réussi à convaincre Zosime s'il n'eût eu pour lui le toutpuissant patronage de Constantius. Pourtant l'habileté de Patrocle. son crédit, Télévation de sa ville, ne peuvent être que des explications subsidiaires de la décision que prit Zosime^ de déposséder les trois métropolitains de Vienne, de Narbonne et de Marseille des pouvoirs qu*ils avaient jusqu'alors exercés dans leurs provinces» pour les conférer cumulativement à un évêque particulier. Un tel décret suppose, à Tégard des trois évêques dépossédés, au moins quelque déûance. C'était une mesure de combat, et l'intention véritable qui la dicta nous échapperait si nous ne faisions attention au trouble qui régnait alors dans la région des trois Narbonnaises ( i ). L'Eglise y était divisée par des querelles ardentes, où clercs et laïques prenaient égalementparti.AAix,vers4o8, un parti dénonçaTévêque, nommé Rémigius, comme coupable d'adultère (a). Les accusateurs eurent l'appui du métropolitain Proculus de Marseille, et furent soutenus par l'autorité publique, alors aux mains de l'usurpateur Constantin (407-411). Rémigius fut condamné, et Proculus choisit pour lui succéder un clerc étranger au pays, Lazare, ancien disciple de saint Martin, qui s'était fait un nom en poursuivant comme adultère
(i) Au moins dans la Viennoise et la Narbonnaise seconde, où passèrent tous les faits mentionnés ci-après.
(2) Sur tout ceci, voir l'appendice : Rémi^ius^ évoque d*Aix,