‹ Le concile de TurinChapitre 30 sur 120 · LES AMBITIONS DE PATROCLE · texte numérisé non relu

LES AMBITIONS DE PATROCLE

P Patrocle d*Arles médita d'abattre d'un seul coup la

' petite opposition rigoriste. Ce qui permettait à ce parti de prolonger son existence, c'est qu'il avait à lui un évoque métropolitain, Tévéque de Marseille ; peut-être aussi les métropolitains de Vienne et de Narbonnaise seconde avaient-ils pour lui des complaisances. Le parti de la sainteté pouvait ainsi faire des ordinations épiscopales en Narbonnaise seconde ; peut-être fâisait-il passer certains de ses candidats, comme Maxime de Valence, en Viennoise et en Nar-

I bonnaise première. Si la juridiction métropolitaine était retirée à Proculus et conférée à Tévêque d'Arles, dont la ville venait de devenir le siège de la préfecture des Gaules ; si du même coup les évêques de Vienne et de Narbonne (qu'il plaisait sans doute à Patrocle de rendre également suspects) cédaient au siège d'Arles leur juridiction, l'opposition n'aurait plus qu'à s'éteindre : Patrocle ne donnerait l'ordination qu'à des hommes sûrs. En même temps, Arles deviendrait une grande capitale ecclésiastique. Ne pouvait-elle même grandir plus encore, obtenir une certaine suprématie sur tous les évôchés de la Gaule ? L'esprit de parti et l'ambition de dominer s'unirent ainsi pour faire concevoir à Patrocle le projet grandiose de faire d'un seul coup

I de sa ville, simple évêché jusqu'alors, la métropole

I de trois provinces, la métropole au second degré de

i. toutes les Gaules.

l A quel pouvoir recourir pour obtenir la réalisa-

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