‹ Le concile de TurinChapitre 36 sur 120 · SAINT TROPHIME · texte numérisé non relu

SAINT TROPHIME

pagné saint Paul dans un voyage en Asie(i). Il paraît évident qu'à Arles, dès la première fois que Ton mit en avant le nom de Trophime, on songea au compagnon de rapôtre(a). Patrocle aura prié Zosime

(i) Act. XX. 4 et XXI, 29; II. Tim„ IV, 20. L'identification expresse de Trophime d'Arles et de Trophime d'Ephèse se trouve dans la chronique et le martyroIog"e d'Adon (Duchesne, Fastes, t. I, p. 247 ; p. 180), évéque de Vienne en 859-875. On peut démontrer qu^elle est antérieure  Adon de plus d'un siècle. En effet, la légende de Crescent, premier évéque de Vienne et disciple de saint Faul, est évidemment apparentée à celle de Trophime» premier évéque d'Arles, éjE^alement disciple de saint Paul. Il suffit, pour en être assuré, de remarquer : que Crescent et Trophime sont nommés dans Tépitre II A Timothée presque â la même place (II. Tim ^ IV, loet IV, 20); — qu'ils eurent leur fête le même jour, le 29 décembre; — qu'on réunissait leurs histoires en une (textes d'Adon. Martyrologe et Chronique, citén par Duchesne, Fastes, I, 180) Il est évident, à mon sens, que le nom de Crescent 3 été tiré de l'èpître i Timothée, et que sa mission n'est qu'une réplique viennoise à la mission arlésienne de Trophime. II faut en conclure qu'au moment où apparut k Vienne le nom de Crescent, il «'tait de tradition à Arles d*identifier l'évéque Trophime avec le Trophime de l'éplirc.

Or Crescent est cité dans la Chronique ëpisco^ale viennoise de VUUcaire, contemporain de Charles- Martel. (Voir l'appendice sur l'authenticité de la lettre Reveîatum nobis), L'épiscopat de Crescent est pour Villicaire une tradition déjà établie, consacrée par une lettre de pape (Duchesne, tbid., p. 179); Crescent a surgi au plus tard au commencement du vni<^ siècle.

(2) Je crois, en effet, comme je le marquerai plus loin, que si Ton veut avoir quelque information complémentaire sur les requêtes que Patrocle présenta â Zosime en 417, il faut recourir k la supplique Memores quantum de 449. Mais quand on croirait cette hypothèse tout à fait injustilîée, on verrait que le texte de la dëcrêtale Ptacuit apoitoîicae suppose que Patrocle a déji fait valoir ses prétentions À l'apostolicité de son église. Zosime »f&rme que le siège de Trophime a été la source d'où la foi a dérive sur toutes les parties de la* Gaule : c'est évidemment qu'il regarde Trophime comme antérieur d'assez longtemps à tous les chrétiens gaulois connus, par exemple à saint Irénée et  saint Pothin de Lyon,

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