‹ Le concile de TurinChapitre 38 sur 120 · LB VICARIAT MAL DEFINI · texte numérisé non relu

LB VICARIAT MAL DEFINI

On ne sait ce dont on doit s'étonner davantage : ou de ce qu'un tel privilège, joint aux faveurs qui précèdent, a d'exorbitant, ou de le voir formulé en une incidente peu explicite, faite ou pour passer inaperçue, ou pour pouvoir être diversement interprétée : avec beaucoup de mauvaise grâce, en effet, îllic pouvait s'entendredes paroisses du diocèse d'Arles. Il est très surprenant que l'octroi qui est fait à révoque d'Arles de la juridiction ecclésiastique sur la Gaule entière soit donnécommeun simplecompiément de l'attribution de deux paroisses à sondiocèse. Toute cette fin de la lettre est embarrassée, visiblement remaniée, obscure avec intention. On voudrait connaître quelque chose delà négociation qui eut pour résultat l'adoption de ce texte singulier. Il semble que Ton s'y ménage le moyen de retirer ce que Ton donne, et que le pape ait craint de trop grandir le siège d*Arles, ou d'être la dupe de son redoutable protégé. Aussi ne peut-on pas dire que Zosime ait tout accordé à Patrocle. Patrocle avait certainement demandé plus encore que la décrétale

U n*a nullement le droit d'ordination, ni dans les trois provinces de Viennoise et de Narbonnaise I et II, puisque, d'après les termes de la décrétale, les métropolitains propres de ces trois provinces devaient être destitués de tous leurs privilèges. (Si Ton avait des doutes sur ce dernier point, la lecture des canons I et II de Turin les lèverait immédiatement], U ne faut rapprocher les pouvoirs conférés À Patrocle que des pouvoirs de Tévèque deXhessalonique- Pour les évéques de Carthage, Antioche, Alexandrie (je ne cite pas l'évëque de Jérusalem qui, à IV'poque de Zosime, n'avait encore fait valoir de prétention à aucune sorte de patriarcat), et surtout Tévéque deConstantinople, le pape les eût peut-être fait déchoir de leur rang s'il l'avait pu ; il ne leur aurait assurément pas donné de nouveau collègue.

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