‹ Le concile de TurinChapitre 40 sur 120 · I. USURPATION ROMAINB · texte numérisé non relu

I. USURPATION ROMAINB

Gaule une sorte de stupeur. Patrocle s*était fait donner des églises, donner des provinces. Etant parti pour l'Italie Tégal des simples évêques, il allait, à son retour, se prétendre métropolitain de trente diocèses, juge et primat de l'église gallicane tout entière. Il est probable pourtant que les évoques gaulois s'étonnèrent moins encore de Tétendue des privilèges concédés au siège arlésien, que des prétentions de l'autorité qui les conférait. Rome octroyait beaucoup à Arles; elle s'arrogeait davantage.

Le premier et le dernier article de la décrétale avaient déjà de quoi donner ombrage. L*évêque de Rome était libre, si Ton veut, d'admettre qui bon lui semblait dans son diocèse ou même sa province, et de poser k cette admission la condition qui lui plairait le mieux; mais Zosime prd-tendait enjoindre k tous les évêques d'Occident de n'accepter comme valable d'autre formate gauloise que la formate arlésienne. La décision, ainsi généralisée, tendait à priver tous les évêques gaulois du droit qu'ils possédaient d'accréditer les membres de leur clergé auprès de leurs collègues du monde entier. Une lègle aussi nouvelle dépassait de beaucoup le pouvoir de légi-

inundi eccUsias principatum^ ita etiam intra Gallias anJatensis eccUsia^ quaâ sanctum Trophimum ab apostolis missum sticerdo* tem haberê meruisset^ordinandi pontificium vindicaret, — Et l'oo sait que le pape Sirice avait conféré, ou voulu conférer, à Tévèque de Thessalonique Le droit de con6rmer les ordinations d'évéqucs (Sirice, ep. IV, ad Anysium, Ltiam dudum^ Migne, t. Xlll, col. 1 148). — Pour le dire en passant, si le pape Sirice croit posséder un pareil droit, c'est bien, comme je le remarque plus loin, qu*il conçoit un peu son autorité à la manière de Zosîme.

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