‹ Le concile de TurinChapitre 44 sur 120 · PEINE MORALE ET PEINE AFFLICTIVE · texte numérisé non relu

PEINE MORALE ET PEINE AFFLICTIVE

similer à l'excommunication disciplinaire prononcée contre un évoque par le concile de sa province ou de sa région, pénalité afflictive qui entraînait pour lui l'obligation immédiate d'abandonner Tadministration de son diocèse. En fait, on vit en Gaule, à la fin du IV* siècle, des évoques qui n*étaient pas en communion avec Rome garder leurs sièges pendant plusieurs années (i), tandis qu*un évéque condamné par un concile provincial, s'il prétendait conserver son évêché, s'en voyait expulsé par Tautorité séculière (3).

De la juridiction morale que la tradition reconnaissait au siège romain sur les évéques du monde entier, Zosime tenta de faire une juridiction disciplinaire effective sur les évêques latins. 11 se persuada et il affirma que l'excommunication romaine

postkac omnium provinciarum tummi antistites quod si ultra ad iscros ordims quemqtàam de taïibus cndiderint assumendum^ et dt suo tt de eorum statu quos contra canones et interdicta nostra pravexfrintj congruam ab apostotica sede promendam esse senteniiam, Sirice est bien près du : privandus est sacerdotio de Zosime. Daos les décrétales du pape Innocent, toujours conciliant et pacifique, je n'ai trouvé nulle part la menace de Texcommunication romaine. 11 apparaît ici encore que Zosime a repris la tradition politique de Sirice.

(1) Ce fut certainement ce qui arriva pour les évoques anti-félideos de la Gaule ; ce parti, qui s'était formé en 38b, ne fut récondlié avec le siège milanais qu'en 417 par le concile de Turin (caa. VJ). Si avant cette date il eût été en communion avec Rome, il l*eOt été aussi avec Milan. Les anti-félicicns restèrent donc une trentaine d'années sépares de la communion romaine.

(2) Une constitution d'Honorius {Constit, Sirmond. Il, ap. H»nel,i*^, nov.y p. 448; cf. Csd. Theod.XVl^ "1 35)i publiée en 400, rappelle qu*aux termes d'une loi de Gratien tout évéque destitué par juj^ement conciliaire qui tenterait de recouvrer son siège, devrait être relégué à cent milles de sa cité.

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