OUVERTURE DU CONCILE
sur la lointaine Rome, la position continentale de Milan.
Le concile se réunit le 22 septembre. Plusieurs évêques gaulois et notamment Proculus et Simplicius s'y trouvèrent présents. Il est presque nécessaire d'admettre que Patrocle d'Arles s'y trouvait aussi en personne (i).
Dès l'ouverture des séances, la grave question des métropoles gauloises fut mise en discussion. Les évêques présents jugeaient fort sévèrement Tabus d'autorité dont les évêques de Vienne et de Marseille avaient été victimes. L'étonnement et l'indignation que les décisions du pape avaient provoqués dans l'épiscopat de la Haute-Italie s'expriment d'une manière mesurée et quelque peu enveloppée, mais pourtant ferme et claire, dans l'introduction de la let- H tre synodale : « Soucieux, dit la lettre, de conserver
(1) Pour SimpUcîus, cela est prouvé par la lettre Revtlalum nobis de Zosime, du i" oct. 417 {voir plus loin). Pour Proculu», on voit son attitude assimilée dans la lettre Multa contra à celle de Simplicius; c'est même Proculus que Zosime donne comme Tauteur principal de la requête au synode. — Tillemont {Annalts, t. X, p. 685) se demande, après d'autres, « quel estoit l'Evesque d'Arles qui assista au Concile de Turin. > — Le début du canon II : « intâf episcûpos urbium Artlatensis *t Viennensis^ qui de primatus apud nos honore certabant >, n'implique peut-ctre pas absolument que Patrocle fût prisent en personne. Il ne savait pas i l'avance qu'on dût délibérer sur la question des métropoles. Mais il me parait Impossible qu'ui) simple légat de Tévéque d'Arles ait pu conclure avec l'évéque de Vienne la convention de partage dont il va être parlé.