‹ Le concile de TurinChapitre 55 sur 120 · ZOSIME RATII-IR LA TRANSACTION · texte numérisé non relu

ZOSIME RATII-IR LA TRANSACTION

à la moitié de sa province que d'entrer en conflit avec le pape et l'évêque d'Arles pour le maintien intégral de ses droits anciens. On lui promit, en revanche, de le laisser jouir en paix de la part de juridiction qu'il s'était réservée.

Sitôt raccord passé et confirmé par le concile, révéque de Vienne dépêcha à Rome un légat porteur d'une lettre. Le i*' octobre, surlendemain du jour où était partie la lettre Multa contra^ si dure pour Simplicius, Zosime avait reçu le légat. Il se décida aussitôt à ratifier la convention et à admettre Simplicius à réconciliation.

Il fallait conjurer au plus tôt l'impression défavorable à révoque de Vienne qu'allait produire en Gaule la décrétale Multa contra. Zosime, dès le r' octobre, lui adressa la petite lettre Revelatum nobîs, qui nous a été conservée dans le recueil

de Turin : toutes quatre contiennent l'affirmation explicite de» droits de métropolitain de TévCque d'Arles sur la Viennoise, la première Narbonnaise et la seconde Narbonnaise. Dans les quatre lettres écrites après le concile au contraire, Ténumération des trois provinces ne se retrouve plus. Zosime répète que Patrocle est un évéque métropolitain, et il spécifie même que la Narbonnaise seconde relève d'Arles ; mais il évite maintenant, même lorsque Tobj et de sa lettre est de confirmer à Patrocle ses pouvoirs, de déterminer l'étendue de sa province ecclésiastique. On voit par là que Zosime apporte â son décret de mars une restriction implicite. Si l'on songe que la Narbonnaise première et la demi-Viennoise du sud relevaient alors en fait de Patrocle, et que celui-ci, au regard du pape, devait exercer la juridiction en Narbonnaise seconde, on voit que la restriction ne peut porter que sur la demi-Viennoise du nord, et qu'il la reconnaissait à mots couverts comme province de Vienne, — Nous allons, au surplus, voir Zosime, au lendemain du concile, ouvrir une procédure contre Proculus : au contraire, il laisse Simplicius en paix.

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