LETTRE « RBA'^LATUM NOBIS
canonique Vicnnois(i). « Nous avons appris, écrivait « Zosime, de quelle manière vous avez, au concile de « Turin, défendu les intérêts de votre diocèse. Bien « que précédemment, avant d'avoir reçu votre
< légat, nous ayons octroyé à Tévêque d'Arles, par
< révérence pour le siège de saint Trophime, la
< juridiction et le haut pontificat sur trois pro-
< vinces, néanmoins, si les choses sont bien comme « votre lettre nous les présente, à titre provisoire, et
< jusqu'à plus complet éclaircissement de la cause,
< nous vous autorisons à conserver votre ancien € pouvoir, conformément au décret rendu, pour le € maintien de la paix, par les gravissimes évoques « assemblés à Turin. Vous pourrez donc, en € attendant le règlement définitif de la cause auquel c procédera la charité apostolique, revendiquer
< comme vos sufifragantes les cités de votre proc vince plus voisines de Vienne que d'Arles. >
n est à peine nécessaire d'ajouter que la décision ultérieure annoncée par le pape ne devait jamais intervenir, le partage conclu à Turin ayant tout le caractère d'un acte définitif. L'insistance de Zosime à répéter qu'il n'y souscrit que provisoirement et sous condition n'atteste qu'une chose : c'est qu'il lui en coûta infiniment de céder, et qu'au moment même de son humiliation, il affecta de parler en souverain de l'Eglise.
(i) Sur Tauthenticité de cette lettre, univeracUement regardée comme apocryphe, voir à l'appendice III, première partie. On trouvera â ]a môme place le texte de la lettre.