‹ Le concile de TurinChapitre 64 sur 120 · ASSISTANT ECCLKSIASTIQKK DU PREFET · texte numérisé non relu

ASSISTANT ECCLKSIASTIQKK DU PREFET

les exerça d'autant plus facilement que le pouvoir civil les avait officiellement reconnus. La bonne gestion des affaires religieuses voulait que le préfet des Gaules eût auprès de lui, à portée d'être sans cesse consulté, une sorte d'évéque des Gaules. Le préfet avait à réprimer Tidolâtrie ; à surveiller les juifs ; à poursuivre les hérétiques de toute secte ; à enregistrer et à contrôler des conversions, des ordinations, des professions religieuses; àassurer Tordre dans réglise catholique ; à faire exécuter les sentences des tribunaux d'église. Les privilèges judiciaires et les immunités fiscales du clergé, la prérogative de la juridiction civile des évéques, le droit d'asile reconnu aux basiliques et chapelles catholiques, les affranchissements m eccUsiajChùqne clause particulière du multiple contrat d'union passé entre l'Etat et l'Eglise suscitait des litiges nombreux; et de toutes les provinces de la Gaule où des princes barbares ne commandaient point, les dossiers de ces affaires affluaient à Arles. 11 était utile que le magistrat chargé de les régler eût comme collaborateur quotidien un prélat qui eût qualité tout ensemble pour représenter le corps des églises gallicanes, et pour exercer sur chacune une autorité supérieure.

L'institution de la primatie arlésienne répondait parfaitement, sinon au désir des églises, du moins aux commodités de l'administration civile. Quand Valentlnien III, en 425, entreprit de purger les Gaules de l'hérésie pélagienne, ce fut à l'évêque d'Arles qu'il confia la conduite de toute l'opération, Un décret, adressé au préfet, donna mission à

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