LA PROVINCE DB MARSEILLE EN
II n'y a pas lieu d'être surpris que Boniface, revenant au principe d'après lequel chaque province devait avoir son métropolitain et n'en avoir qu'un seul, n'ait pas cherché à en étendre aussitôt l'application à la deuxième Naibonnaise ou même à la Viennoise. Son humeur, sans doute, ne le portait guère à rechercher les occasions de faire acte d'autorité ; et surtout les derniers événements ne lui conseillaient, dans les affaires gauloises, que la circonspection et la réserve. Il faut songer aussi qu'en Narbonnaise seconde les pouvoirs qu'on eût retirés à Patrocle auraient dû, conformément au premier canon de Turin, faire retour à Proculus, qui n'était pas réconcilié avec le siège romain. Pourtant Tautorité de Patrocle se trouva fort diminuée, quand on sut, dans Tancienne province de Marseille, que Ton pouvait rompre avec Arles sans s'exposera Texcommunication romaine. Soit au moment où le pape Boniface abandonna la cause arlésicnne, soit après la mort de Patrocle, qui périt assassiné en 426 (i), un ou deux évêchés de la deuxième Narbonnaise qui en 417 s^étaient rattachés à la métropole d* Arles
(i) Prosper d'AquitaÎDC, Chronique, à l'anoée 426 (MommseD, Chron. min., p. 471) : Patroclus Ardatensis episcopus a trïbuno quodam Barnabe multis vulneribUB concisus occiditnr. Quod facinus ad prxceptum Felicis magistri militum referebatur, cujua inpulsu etiam Titus diaconus vir sanctus Romx pecunias pauperibus^ disthbueDs interfectus.