‹ Le concile de TurinChapitre 69 sur 120 · M. AN. LXX ET | REQVIEVIT IN | PAGE P. | S · texte numérisé non relu

M. AN. LXX ET | REQVIEVIT IN | PAGE P. | S

CV I . (Le Blant, Nouveau Recueil, n** 216.) Dom G. Morin lit :

Papa Z.iZ:^âru5 i^ui (Il donne plusieurs exemples de que pour qui. L'abréviation du féminin La\ara en La\ar, supposée par Le Blant, est inadmissible). L'épitaphe est donc celle de Pévèque Lazare, Tami de Proculus, le < disciple de S. Martin de Tours » l,p. ô^ — Cette lecture et cette identification avaient été déj admises par Albanès, Gallia christ, noviss.^ I, p. 29 et suiv.) « Or, c'est précisément à Saint- Victor de Marseille qu'apparaît pour la première fois le culte du fabuleux Lazare de la légende. Dans sa bulle si curieuse du 15 octobre 1040, relative à la consécration de cette célèbre abbatiale, le pape Benoit IX dit que celle-ci avait été jadis enrichie des reliques de saint Lazaret ressuscité par Jésus-Christ. De plus, les Marseillais ont toujours rendu un culte à saint Lazare en ce point de la crypte, appelé Confessionnal de saint Lazare. » Ainsi l'épitaphe du « pape Lazare », retrouvée au commencement du XI* siècle, aurait été l'origine de toute la légende provençale et bourguignonne d'après laquelle Lazare le ressuscité, fuyant la Palestine avec ses sœurs Marie-Madeleine et Marthe, aborda à Marseille et fonda Tévéché marseillais (Sur le premier texte où cette légende soit consignée, cf. Ducheane, fastes^ t. I, p. 324).

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