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rapidement sur Tinjure qui a été faite au siège romain, et s'étend sur les offenses qu'ont pu subir, de la part d'Hilaire, les suffragants d'Arles, les métropolitains des provinces voisines, le corps entier des évéques gaulois^ les ûdèles des églises. II se pose en défenseur des Gallicans, menacés dans leurs droits et privilèges par les usurpations audacieuses de l'évêque d'Arles. Tout, dans sa lettre, est étudié pour dissiper les ombrages que pourraient prendre ses correspondants de Gaule, pour atténuer l'irritation que doit provoquer chez eux Tinterventjon souveraine de Rome dans leurs affaires domestiques. « Soyez bien assurés, dit le pape en terminant, « que les décisions que nous vous avons notifiées € tendent moins à défendre nos privilèges qu'à sau- « vegarder les vôtres. Hilaire, rompu comme il est € au mensonge, vous dira peut-^tre, pour susciter c chez Vos Saintetés des sentiments coupables, que < nous cherchons à nous arroger le droit d'ordinac tion dans vos provinces : cela n'est pas vrai. Ce « sont vos droits à vous que notre sollicitude sou- « tient. Nous voulons qu'à l'avenir aucune innova- € tion intéressée ne puisse porter atteinte à vos c privilèges > (i). Tant de précautions suffiraient à
(i) C. IX, col. 656. Certi non tant nostro quam vestro honori pro6cere, quod talia statuiase cognoscimur. Non eoim nobis ordinatioDCS veatrarnm provinciarum defendimus, quod potett forsitan ad depravandos vestnc sanctitatis animoi HUarius pro suo more tnentiri : sed Tobis per noatram soUicitudinem vîndicamus, ne quid ulteriua liceat novitati, nec pr.esumptori locua ultra jam patcat privilégia -vcstra cassandi. — Cf. c. ti, col, 630; Ordinationem sibi omnium per Gallias eccclesiarum vindicans, et debitam znctropoUtanis sacerdotibus in suam transferens dignitatem.
L KDir IMPERIAL
nous apprendre qu'il existait alors un sentiment gallican que le pape, soucieux d*obtenir une soumission sincère des esprits, se vit dans robligation de ménager.
Le pape n'ignorait point que son décret provoquerait en Gaule bien des regrets et des tristesses. Mais il n'avait à- redouter, de la part des gallicans, aucune résistance effective à ses volontés. Les dispositions de redit impérial dont la copie accompagnait sa lettre, lui donnaient toute sûreté à cet égard.
< Les empereurs Théodose et Valentinien Au- « gustes à Aétius, personnage illustre, comte* c maître des deux milices, patrice (i).
(i) Haenel. Leg. Nov,^ col. 172. Impp, Theodostus tt VaUntinianus AA. Aetio, viro iliusiri, Comiti tt Magistro utriusqut mil$iiat «t Patricio.
Certum est', et Dobii et imperio nostro unicum esse prxndium in supernfe divinitatis favore, ad quem promerendam pra:cîpue Christidna fides et veneranda nobis reli^o suSragatur. Cum igitor sedia apo9tolic<T primatum sancti Pétri meritum, qai prioceps est episcopalis corotuc, et Romana! dig^nitas civitatis, sacrer etiam synodi firmarit auctoritas. ne quid prs^ter auctoritatem sedis istius illicita pr^caumptio attentare nitatur : tune enim demum ecclesiarum paz ubique servabltur, si rectorem suum agnoscat unÎTcraitas.
§ I. Hxc cum hactenus inviolabiliter fuerint custodita, Hilarius Arelatensis, sîcut vencrabilis viri Leonis, Romani papa?, fideli relatione comperimus, contumaci ausu iUicita qusedam prsDsumenda tcntavit, et idco transalpinas ccclesias abominabilia tumultut învasit, quod recens maxime testatur eiemplum.
Hilarius enim, qui episcopus Arelatensis vocatur ecclesiae, Romans: urbis incoQsulto ponti&ce. judicia aive ordinationes episcoporum sûla temeritate usurpans invasit. Nam alios incompetentcr removit, inde:enter alios invitis et repugnantibui civibus ordinavït Qui quidem quoniam non facile ab his, qui non clegerant, recipiebantur, manum sibi contrahebat armatam, et claustra murorui in hostilem morem Tel obsidione cingebat, vel aggressione rese^ rabat, et ad sedem quietis pacem pra:iicaturos per bella ducebai