CHAPITRE VIII. ADORATION DU PAPE
le pape descend de l’autel, un cardinal-diacre lui enlève la mitre, et il donne la bénédiction solennelle par un triple signe de croix.
Il prie de nouveau au pied de’ l'autel, monte sur la sedia et avec le même cortége s'arrête devant la chapelle de la pietà, transformée pour la circonstance en salle des parements. Il se déshabille et reçoit les clefs de son appartement du Vatican des mains du cardinal camerlingue, qui lui souhaite un
long règne et lui offre ses vœux de prospérité. = Les cardinaux retournent à leur palais. Le soir même, ainsi que les deux jours suivants, la ville est illuminée, et des feux de joie sont allumés devant les édifices publics et les palais des princes et des cardinaux. |
Le cardinal-vicaire fait chanter le Te Deum en action de grâces dans toutes les églises, sonner les cloches pendant une heure et réciter à la messe par tous les prêtres, pendant trois jours consécutifs, la collecte pro gratiarum actione. $ :
Le nouveau pontife ne tarde pas à signaler son avénement par d’abondantes aumônes et la répartition de dix mille écus d'or entre les conclavistes.
Le couronnement du pape n’a lieu d’ordinaire que huit jours après son élection. Il emploie ce délai à la nomination des dignitaires de l'Église romaine, des hauts fonctionnaires de l’Etat et à la notification de son avénement aux cardinaux qui n’ont pas assisté au conclave, et aux diverses puissances. Pendant ce temps, il se contente d’expédier des brefs et de les sceller de l’anneau du pêcheur. Il s’abstient de rien expédier par bulle; et si les circonstances l'y obligeaient ou que le couronnement fût trop différé, la bulle de plomb ne porterait que les effigies de saint Pierre et de. saint Paul, sans le nom du pape au revers. Le diplôme pontifical serait alors souscrit au moyen de cette formule : Datum à mostri suscepti apostolatüs offcio anno primo. Après le couronnement, la souscription est ainsi modifiée : Datum.… pontificatus nostri anno, et l’année se compte, non à partir du jour de l'élection, mais de celui du
couronnement, maloré la coutume contraire que chercha à établir Urbain VIII par la constitution Cuin esset, donnée le 15 décembre 1633.
Le pape désigne ordinairement un dimanche pour la solennité de son couronnement. La veille au matin, on prépare dans la cour du belvédère, au palais du Vatican, une estrade ornée de tentures, où Mgr l’aumônier de Sa Sainteté distribue à chaque pauvre qui se présente un paul (50 centimes) par tête. Cette aumône se renouvelle chaque année à l’anniversaire du couronnement avec la même solennité.
Le matin de la fête, le pape quitte son apparte— ment vers huit heures et demie et se rend, en soutane blanche, rochet et mosette, à la salle de la falda, où il prend cet ornement. Aïnsi vêtu et précédé du prince assistant au trône, du sénat romain et de la prélature, il passe à la salle des parements, où se trouvent également les cardinaux, vêtus de lu soutane et de la cappa rouges. Les deux cardinauxdiacres assistants l’aident à revêtir l’amict, l'aube, le cordon, l’étole de soie blanche et le manteau de même couleur, fixé sur la poitrine à l’aide d’une agrafe précieuse.
Le sous-diacre apostolique, auditeur de Rote, prend la croix papale et s’agenouille devant Sa Sainteté. Quand le préfet des cérémonies a prononcé V'Extra, il se léve, et aussitôt commence la procession qui traverse les salles ducale et royale et descend à
la basilique vaticane par l’escalier royal. Elle défile dans cet ordre : les écuyers du pape, les procureurs généraux des ordres religieux, les camériers extra muros, le fiscal de Rome, le commissaire de la Chambre apostolique, les chapelains du commun portant les mitres précieuses et les tiares, les chapelains secrets, les avocats consistoriaux, les camériers secrets et d'honneur, les chantres pontificaux, les abréviateurs du parc majeur, les votants de la signature, les clercs de la chambre, le maître du sacré palais et les auditeurs de Rote, deux chapelains secrets portant deux mitres, le sous-diacre apostolique avec la croix papale, accompagné de sept acolytes portant sept chandeliers dorés, puis les cardinaux-diacres, prêtres et évêques, le sénateur de Rome, le gouverneur de Rome, deux cardinaux-diacres tenant les bords du pluvial ou manteau, et enfin le pape escorté de deux protonotaires ” apostoliques qui soulèvent la jalda et du prince assistant au trône qui tient la queue du manteau. La suite du cortége ne diffère pas de ce qui se pratique habituellement aux offices pontificaux 1.
Quand le pape est arrivé à la salle ducale, coiffé de la mitre précieuse, il monte sur la sedia, que
1. V. mes diverses publications : Les Fêtes de Noël (Rome, 1865), Les Fêtes de Pâques (Rome,1866), L'octave des SS. Apôtres Pierre et Paul (Rome, 1866), et l'Année liturgique à Rome (Leipzig, 1870).
soulèvent douze palefreniers. Sur sa tête est élevé un dais en soie blanche brodée d’or, dont les hampes sont tenues par huit prélats référendaires de la signature. De chaque côté deux camériers por- ‘tent les éventails à plumes d’autruche et de paon. Arrivé sous le portique de Saint-Pierre, il descend de la sedia et va s'asseoir, près de la porte sainte, sur un trône surmonté d’un dais. Les cardinaux occupent les bancs de chaque côté. Le cardinal archiprêtre de Saint-Pierre adresse un compliment au pape pour lui exprimer sa joie de son élection, et lui demande qu’il daigne admettre au baisement du pied le chapitre et le clergé de la re y compris son séminaire.
Cela fait, le pape remonte sur la sedia, ee par la grande porte et se rend à lu chapelle du Saint- Sacrement. Dès qu'il a franchi le seuil de la porte de bronze, la fanfare de la garde-noble se fait entendre au-dessus du portique. Après avoir adoré le Saint-Sacrement exposé, il reprend la mitre, remonte sur la sedia et est conduit à la chapelle de Saint- Grégoire, dont l’emplacement correspond à l’ancienne sacristie. Là est un trône, ainsi que des bancs pour les cardinaux et ceux qui ont rang aux chapelles. Le pape, étant descendu de la sedia, s'agenouille à son prie-Dieu, reprend la mitre et monte à son trône, où commence la cérémonie de l'obédience. Aux cardinaux, il présente sa main sous l’orfroi de son manteau ; les patriarches, arehe-
COURONNEMENT DU PAPE. 75 vêques et évêques baisent à genoux son pied et son genou ; il ne présente que son pied aux pénitenciers de Saint-Pierre, qui sont vêtus de la chasuble blanche unie. |
L’obédience terminée, le sous-diacre apostolique vient avec la croix se placer au pied du trône. Le pape quitte la mitre, se lève et donne la bénédiction solennelle. Il se rassied et prend la mitre. Alors les domestiques des cardinaux éntrent dans la chapelle, leur enlèvent la cappa et leur mettent les . vêtements propres à leur ordre, la chape aux évêéques, la chasuble aux prêtres, et la dalmatique aux diacres. Les évêques et abbés prennent également la chape et la mitre. |
Le pape s'étant levé entonne Tierce ets bille, comme aux pontificaux ordinaires que nous avons décrits aïlleurs. Quand il a revêtu tous les ornements, la procession s’avance vers le maître-autel, à ces paroles du premier cardinal-diacre Procedamus in pace, auxquelles le chœur répond Zn nomine Christi, Amen. Il tient alors comme insigne de sa dignité la férule, qu’il ne prend que dans quelques circonstances déterminées {.
1. La férule du premier cardinal-diacre est un bâton en bois couvert de velours rouge, long d’un mètre environ et garni de deux pommes d'argent aux extrémités, à l’une desquelles pend un double cordon de soie terminé par un gland. La férule actüelle date de 1747 : sur un des pommeaux sont gravées les armes de Benoît XIV,et sur l’autre: Prior diaconorum oardinalium. Cet insigne symbolise l’autorité.
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Le pape est monté sur la sedia et abrité par un dais que tiennent au-dessus de sa tête les référendaires de la signature. Il est immédiatement précédé par un maître des cérémonies portant un coussin de soie où sont des étoupes et accompagné d’un clerc de la chapelle avec un cierge allumé. Dès que le pape est sorti de la chapelle Clémentine, ce clerc allume les étoupes, qu’un second maître des cérémoniés tient au bout d’un bâton argenté. Celuici, s’agenouillant, chante, tourné vers le pape : Sancte pater, sic transit gloria mundi, ce qu’il répète deux autres fois avec la même cérémonie devant la statue de saint Pierre et en passant devant la chapelle des saints Processe et Martinien ‘. |
L’autel est paré comme aux jours où le pape officie, et la messe se poursuit ainsi qu’il est d’usage aux pontificaux, à la différence près des cérémonies suivantes : l’impesition du pallium, l’adoration et les litanies. |
Quand le pape a reçu le manipule et récité les prières qui terminent la confession, il prend la mitre et va s’asseoir au milieu du sanctuaire sur la sedia. Les trois premiers cardinaux-évêques récitent sur lui trois oraisons spéciales. Il descend alors de la
1. Lorsque l’on fit brûler des étotipes devant Sixte V, le jour de son couronnement, en lui disant : & (“est ainsi, très-saint Père, que passe la vanité du monde, il dit d’un ton fier et majestueux : « La gloire de mon nom nc passera jamais, puisque « je ne l’établirai qu’en rendant une très-exacte justice. »
sedia, quitte la mitre et reçoit le pallium des mains des deux cardinaux-diacres assistants, qui le fixent sur la chasuble uvec des épingles ornées de pierres précieuses. Le premier diacre dit en même temps : « Accipe pallium sanctum, plenitudinem pontificalis officii, ad honorem omnipotentis Dei et gloriosissimæ virginis Mariæ, ejus matris, beatorum apostolorum Petri et Pauli et sanctæ Romanæ Ecclesiæ. »
Le pape, ayant reçu le pallium, se dirige sans la mitre vers le maître-autel qu’il baise au milieu. I] baise ensuite le livre des évangiles et fait l'encensement de l’autel à la manière accoutumée. Après cela, il reprend la mitre et, au coin de l’épiître, est encensé de trois coups par le cardinal-diacre de l’évangile, à qui il donne un double baiser, ainsi qu'aux deux cardinaux-diacresassistants. Le cardinaldiacre reste au coin de l’épiître, tandis que le pape, après avoir salué la croix de l’autel, se rend à son trône pour y recevoir la dernière adoration. Tous lés cardinaux, la mitre à la main, viennent successivement baiser le pied et la main du pontife qui, àson tour, les embrasse. Les patriarches, les archevêques, les évêques et les abbés mitrés, après une génuflexion, baïisent le pied et le genou; enfin les pénitenciers, après trois génuflexions et à genoux, baisent le pied seulement.
L'adoration terminée, le pape quitte la mitre, récite debout l’introït, puis le Kyrie, auquel répondent les cardinaux assistants. Devant le pape un évêque
assistant au trône tient le missel etun autre évêque, placé à ses côtés, présente un cierge de cire blanche pour l’éclairer.
Le pape ayant entonné le Gloria, il le récite à mivoix avec toute la chapelle. Quand l’hymne angélique est terminée, il s’assied, prend la mitre de drap d'or, et reçoit sur ses genoux le grémial en soie brodée d’or, qui est confié aux soins d’un clerc de la Chambre. Le cardinal-diacre de l’évangile s’assied au coin de l’épître sur un escabeau, et se coiffe de la mitre blanche, ayant debout à ses côtés un maître des cérémonies et près de lui son caudataire. Le sous-diacre apostolique s’assied sur la première marche de l'autel, entre le diacre et le sousdiacre grecs.
La chapelle ayant terminé le Gloria, le pape quitte la mitre, se lève, dit Pax vobis et chante la collecte de la messe du couronnement. Puis il s’assied et reprend la mitre et le grémial.
Alors le cardinal premier diacre, la férule à la main, conduit par un maître des cérémonies et suivi par les auditeurs de Rote, les avocats consistoriaux et les autres officiers de la cour pontificale, descend à la confession des saints apôtres, où il chante les litanies de l’intronisation, auxquelles la chapelle répond:
Exaudi, Christe! — Chœur. Domino nostro Pio IX,
COURONNEMENT DU PAPE. | 19 a Deo decreto summo Pontifici et universali Papæ, vita ! (£er) Salvator mundi! — Ch. Tu, illum adjuva! (ter) Sancta Maria! — Ch. Tu, illum adjuva! (bis) Sancte Michaël ! — Ch. Tu, illum adjuva!
Sancte Gabriel! Ch. Tu, illum adjuva!
Sancte Raphaël. — CA. Tu, illum adjuva!
Sancte Joannes-Baptista! — Ch. Tu, illum adjuva !.
* Sancte Petre! — CA. Tu, illum adjuva!
Sancte Paule! — CA. Tu, illum adjuva!
Sancte Andrea! — CA. Tu, illum adjuva!
Sancte Stephane ! — Ch. Tu, illam adjuva!
Sancte Leo! — Ch. Tu, illum adjuva !
Sancte Gregori ! Ch. Tu, illum adjuva !
Sancte Benedicte ! — Ch. Tu, illum adjuva !
Sancte Basili! — Ch. Tu, illum adjuva!
Sancte Sabba! — Ch. Tu, illum adjuva !
Sancta Agnes! — Ch. Tuillum adjuva!
Sancta Cæcilia! — Ch. Tu, illum adjuva!
Sancta Lucia! — Ch. Tu, illum adjuva !
La messe terminée, le pape monte au milieu du presbytère sur la sedia qu’élèvent aussitôt les palefreniers, et le cortége, descendant la grande nef, remonte processionnellement le portique, l'escalier royal, et se rend à la loggia qui surmonte le portique où un trône est préparé pour le pape. Le devant de la balustrade est orné d’une tenture armoriée, et
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80 | CHAPITRE IX. | les colonnes qui encadrent la fenêtre sont garnies de velours rouge avec crépines d'or. À la partie supérieure pend un dais de velours rouge, galonné et frangé d’or. Les acolytes avec leurs chandeliers et le sous-diacre porte-croix se rangent de côté en vue du peuple, et la sedia est posée à la hauteur du balcon sur un escabeau de bois. De chaque côté se tiennent les deux cardinaux-diacres assistants ; le reste du sacré-collége et la cour pontificaleentourent le trône par derrière.
Aussitôt la chapelle entonne, sur la musique de Palestrina, le motet Corona aurea Super caput ejus. Le cardinal doyen, évêque d’Ostie, récite le Pater, puis les versets, auxquels le chœur répond, et enfin l’oraison sur le pontife.
Ÿ. Cantemus Domino. — À. Gloriosè enim magnificatus est. |
ÿ. Buccinate in neomeniä tubæ. — À In insigni … solemnitatis vestræ.
* Ÿ. Jubilate Deo, omnis terra. — À. Servite Domino in lætitià.
Ÿ. Domine, exaudi orationem meam.— à.1 Etclamor meus ad te veniat.
Ÿ. Dominus vobiscum. — À. Et cum spiritu tuo.
Oremus. Omnipotens sempiterne Deus, dignitas sacerdotii, et auctor regni, da gratiam famulo tuo Pio, pontifici nostro, Ecclesiam tuam fructuose regendi, ut qui tua clementia pater regum, et rector
omnium fidelium constituitur et coronatur, salubri tua dispositione cuncta bene gubernentur. Per Christum, etc.
Le second cardinal-diacre Ôte la mitre at pape, et le prenier, à quiest réservée la faveur de le couronner, lui met la tiare sur la tête, en disant :
Accipe tiaram, tribus coronis ornatam, et scias te esse patrem principum et regum, rectorem orbis in terra, vicarium Salvatoris nostri Jesu Christi, cui est honor et gloria, in sæcula sæculorum. Amen.
Après le couronnement, deux évêques assistants au trône s’agenouillent devant le pape, l’un tenant le livre et l'autre la bougie. Le pontife récite alors, en restant assis, les trois oraisons de l’absolution, auxquelles la chapelle répond à l’unisson et que suit ‘ la bénédiction solennelle :
Sancti Apostoli Petrus et Paulus, de quorum pôtestate et auctorttate confidimus, ipsi intercedant pro nobis ad Dominum. À. Amen.
Precibus et meritis B. Mariæ semper Virginis, B. Michaelis Archangeli, B. Joannis Baptiste, et SS. Apostolorum Petri et Pauli, et omnium Sanctorum, misereatur vestri omnipotens Deus, et dimissis Omnibus peccatis vestris, perducat vos Jesus Christus ad vitam œternam. À. Amen.
Indulgentium, absolutionem et remissionem omnium
peccatorum vestrorum, spatium veræ frucluosæ pœni- 2°
tentiæ, cor semper pœnitens et emendationem vitæ, gratiam et consolationem Sancti Spiritus, et finalem perseverantiam in bonis operibus tribuat vobisomnipotens et misericors Dominus. À. Amen. .
Et benedictio Dei omnipotentis Patris, et Fil, et Spiritus Sancti, descendat super vos, et maneat semper.
À. Amen.
Le pape, pour bénir, se lève et tend les bras vers le ciel, puis fait un triple signe de croix sur l’assistance pieusement agenouillée dans la vaste étendue . de la place. |
Le pape s’assied de nouveau. Alors les deux cardinaux-diacres assistants lisent, l’un en latin etl’autre. en italien, la formule par laquelle le nouveau pontife accorde l’indulgence plénière à tous les assistants. Le papier imprimé qui contient la formule est jeté aux fidèles du haut du balcon. |
Dès que la chapelle a répondu Amen à la bénédiction papale, les cloches de toute ia ville se font entendre, et l’ontire une salve au château Saint-Ange.
Le pape, avant de se retirer, donne une dernière bénédiction en silence, et rentre dans la salle des parements, où il quitte les vêtements sacrés et se revêt de ses habits ordinaires. Là il recoit, par l'organe du cardinal doyen, les compliments et les souhaits «ad multos annos du sacré-colléve.
Sa Sainteté y répond par quelques mots gracieux, et, précédée de ses camériers et de la croix, rentre dans ses appartements.
Le soir du couronnement et le lendemain, la -ville entière est illuminée , ‘ainsi que la façade et la coupole de Saint-Pierre. Les palais des cardinaux, des princes, des ambassadeurs et de la haute prélature se distinguent par des feux de joie et des torches de cire placées aux fenêtres. Le second jour, on tire au Pincio ou au château Saint-Ange un fou d'artifice dont les frais sont payés par la municipalité romaine. L
Chaque année, l'anniversaire du couronnement est fêté par de semblaBles démonstrations de joie, et une distribution d’aumônes est faite dans la cour du Vatican par l’aumônier de Sa Sainteté, qui remet à chacun de ceux qui se présentent un paul en argent, d’une valeur d’un peu plus de cinquante centimes.