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CHAPITRE XIV

ORIGINES ET DÉVELOPPEMENTS DU VETO d'eXCLUSION.

I. — De retour à Rome. — Conclaves du XV« siècle. — Les Etats italiens seuls s'y intéressent.— Les Aragons de Naples. — Grands Papes de la première Renaissance et Conclaves rapides. — Infilti-ations temporelles et séculières. — Milanais, Génois et Napolitains. — Délia Rovere et Bor^^a.

II. — Les Français en Italie. — Les grandes puissances s'intéressent de nouveau aux Conclaves. — L'Empire mondial des Habsbourg. ~ Louis XII, Ferdinand, Maximilien et Jules II. — Contre la simonie électorale. — Fuori i Jkirhnri ! — L'Empereur candidat à la Tiare. — Les Médicis et la Renaissance sur le Trône Pontifical. — Un Pape hollandais. — François I»»", Charles-Quint et l'élection papale. — Les longs Conclaves. — Les candidats de Henri VIII. — Clément VII et le sac de Rome. — Médicis et Farnèse. — Papes princiers et Papes réformateurs. — Les gouvernements et la rapide élection de Paul III.

III. — Lettres de Charles-Quint au Conclave. — Caraffa élu malgré Texclusion impériale. — L'exclusion par manœuvres. — Dexterè et totis virihus ! — Philippe II discute les candidatures. — Un troisième Médicis ; Pie IV et les intercessiones principum.

IV. — La France se désintéresse des Conclaves. — Prépondérance espagnole. — S. Pie V, Grégoire XIII, Sixte-Quint. — Ressentiment de Philippe II : ses ordres d'inclusion : Vnum ex Septem ! — Le duc de Savoie et l'échelle au trône de France. — Velléités de résistances aux ordres du Roi d'Espagne. — Clément VIII et l'absolution de Henri IV. — Les répressions de Philippe II. — Ses scrupules et ses théologiens.

V. — Henri IV et les Conclaves. — Exclusions espagnoles de Baronius. — La volonté du roi : exclusion notoire et exclusion publique. — Législation de Grégoire XV et l'exclusion. — Les exclusions espagnoles au Conclave d'Urbain VIII.

ioDS espagDoles aai Coaclafes dlnnocent X et [. — Louis XIV mal servi^iar son ambassadeur, eictustons. — La candidature Saeehelli el les C-ologîqQes sur l'exclusioa. — Le confesseur da . d'Aibîzzi et de Lugo. — Louis XXY ne pratiqae lusion formelle. — Clément IX [nospîi^Uosi) et

[ion de l'eTclasion. — La France el l'Espagne au ment X. — I^uis XIV retire l'eiclusion contre fauTais rapports entre toDOC^nt XI el Louis XIV. ctue romaine du grand Roi. — L'exclusion au- Barbarigo. — Premîére.4 applications du droit

ioD formelle au XVIII» siècle. — Les cfihilps de L'exclusion unique. — La première exclusion ■e Paolucci.— Exclusions espagnoles contre Imnenl XII refuse de légiférer contre l'exclusion, çais contre Cavalchîni. — L'Autriche et Gerdïl.

dangers du maniement du glaire ifEj-rlitsire. coutume ou droit 1 — Ri^montrance ou Veto ? — I pratique. — Improbabilité d'une modiGcalioD 'l'tii qiiii. — Le IV(o, entrave à la liberté des

garantie de lil>trté pour le Ponlife. — Un carllc de Sedan !

Après avoir éludié, au chapitre précédent, le droit d'exclusion sous sa forme actuelle et relativement récente, nous ne croyons pas inutile d'en préciser l'origine et d'en suivre à travers les siècles, — le plus brièvement possible, — le développement historique.

Selon certains écrivains allemands et italiens (1), les origines dnVeto des gouvernements remonteraient au Conclave qui suivit la mort de Benoît XI, le successeur éphémère de Boniface VIII, alors que, sous la prétendue pression de Philippe-le-Bel, Clément V fut élu à Viterbe (1305). — Il y a là une double erreur. Si l'on entend parler simplement de l'ingérence des souverains et de ce que nous avons appelé l'exclusion indirecte, il faut remonter à une époque bien antérieure. Nous l'avons vu pratiquer vivement par l'astucieux Frédéric II de Hohenstaufen et par les premiers rois de Naples delà maison d'Anjou. Si Ton veut

(1) Ueber die Rechte der Regierungen beim Conclave. Munich, 1872, p. 11. — Ein Wort ùber die Papstwahl. Berlin, 1872, p. 18. — Cfr. Bonghij Pio IX ed il Papa futuro, p. 55.

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