‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 103 sur 186 · Voir plus haut, pp. 30 et · texte numérisé non relu

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tenant compte de la nature des choses ; proscrivant toute élimination arbitraire — ce sont les règles prescrites par M. Durkheim (') et dont il nous assure (^) qu'elles sont l'expression de sa pratique personnelle — ils doivent avoir abouti à des résultats de valeur objective et indiscutable.

Or, M. Durkheim est décevant, et sa pensée fuyante est insaisissable.

Il définit les faits moraux tantôt par leur caractère apparent, tantôt par leur fonction.

A l'observateur qui les considère du dehors, ils se révèlent, dit-il, comme « des règles de conduite sanctionnées ou obligatoires » (^). Et sur cette constatation il s'appuie pour démontrer que la société est la source de la morale, et cela par le raisonnement suivant : L'obligation qui caractérise les règles morales est la preuve qu'elles ne sont pas l'œuvre de l'individu (*), car nous ne pouvons pas nous obliger nous-mêmes (^). Dieu étant écarté comme une hypothèse non scientifique, la morale ne peut venir que de la société (^). Tout ce qui est obligatoire est d'origine sociale (^) ; en particulier les croyances et les pratiques religieuses («). « La morale individuelle même est au plus haut point sociale, car ce qu'elle nous prescrit de réaliser, c'est le type idéal de l'homme tel que le conçoit la société » {^). — On ne peut s'empêcher d'être surpris

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