Détermination du fait moral, p
est indéniable {^), il répond: « Je ne me suis jamais oc~ cupé des principes de l'action individuelle» i^)...
Au bout de cet examen, nous nous trouvons en présence d'une seule définition objective : celle de saint Thomas, Il se place, lui, en face de la réalité et l'exprime adéquatement, sans en rien exclure, sans y rien confondre. L'existence de préceptes réglant les actes et les démarches volontaires des individus est un datum. L'existence de lois présidant à l'organisation des institutions, de la famille et de l'Etat en particulier, est un autre datum. Saint Thomas les relève tous deux en ayant égard à leur différence spécifique.
Au contraire, les sociologues contemporains n'oint pas
1. « Il y a, dit Rauh, des devoirs d'homme à homme, des devoirs humains (devoirs de justice, de pitié) que la conscience considère comme extra-sociaux; il y a des devoirs individuels de l'individu à l'égard de lui-même (honneur, dignité personnelle) et des devoirs qui lient directement l'individu à ,l 'individu, comme tel et non qomme membre de la collectivité (amitié, amour). Dans tous ces car, la conscience admet des obligations extra-sociales... On peut se demander si une partie de la morale ne serait pas aussi peu sociale que la psychologie ou la physiologie ; ce serait celle qui a pour objet d'établir une certaine hiérarchie des fonctions psychiques et de poser des principes de conduite conformes à cette hiérarchie: celui-ci, par exemple, que la maîtrise de ses passions vaut mieux que l'abandon au plaisir... Les devoirs extra-sociaux sont, de toute façon, réels » (« Bulletin de la Société françafse de philosophie », 1906, t. VI, pp. 202 et 207).