‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 115 sur 186 · Le suicide, pp. 272 et suiv · texte numérisé non relu

Le suicide, pp. 272 et suiv

ratiii/). Pour réaliser une justice supérieure, il proposera la suppression de l'hérédité (^).

Dans tous ces cas il poursuit une fin, — tantôt le bienêtre de l'homme, tantôt celui de la collectivité. S'étantfait son idée du bien individuel et de la perfection sociale, il déduit de cet idéal ses préceptes ou il en rapproche comme de leur norme les institutions existantes. Ce qui rend l'homme heureux du bonheur qu'il rêve pour lui, est recommandé. Ce qui ne donne point satisfaction aux besoins sociaux, tels qu'il les conçoit, ejst condamné.

C'est exactement le procédé habituel des moralistes, que M. Durkheim décrivait en ces termes: «D'ordinaire, pour savoir si un précepte de conduite est ou non moral, on le confronte avec une formule générale de la moralité que l'on a antérieurement établie; suivant qu'il en peut être déduit ou qu'il le contredit, on lui reconnaît ou non une valeur morale ». — « Nous ne saurions, ajoutait-il alors, suivre cette méthode (3). »

Pour s'excuser de l'avoir suivie et justifier du même coup les autres, il dira peut-être que, de son aveu, la sociologie n'est pas encore en état de nous guider efficacement (^) et il rappellera qu'au moins «tous ses efforts personnels tendent à tirer la morale du subjectivisme sentimental où elle s'attarde »i(^).

11 serait injuste, en effet, de ne pas reconnaître ces efforts. M. Durkheim croit que la science peut plus que

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