‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 116 sur 186 · Détermination du fait moral, p · texte numérisé non relu

Détermination du fait moral, p

de nous renseigner sur ce qui est possible et impossible (^) : elle peut nous aider à trouver le sens dans lequel nous devons orienter notre conduite [^). Il est persuadé qu'elle est capable non seulement de nous révéler comment les causes produisent leurs effets, mais de nous dire quelles fins doivent être poursuivies (-^j ; et, fort de cette conviction, il a, en vue surtout d'éclairer la pratique, esquissé sa théorie du normal et du pathologique {^).

Rappelons-la sommairement (^).

Etant donné que, pour les sociétés comme pour les individus, la santé est bonne et désirable, le problème consiste, suivant M. Durkheim, à trouver un critère «objectif » qui permette de distinguer « scientifiquement » la santé de la maladie dans les divers ordres de phénomènes sociaux. Ce critère c'est le degré de généralité des faits : Un fait moral, par exemple, est normal pour un type social déterminé, quand on l'observe dans la moyenne des sociétés de cette espèce. « Nous ne croyons pas, dit M. Durkheim, que jamais on se soit systématiquement astreint à décider du caractère normal ou anormal des faits sociaux d'après leur degré de généralité. C'est toujours à grand renfort de dialectique que ces questions sont tranchées ». Toutefois la généralité n'est, observe-t-il, qu'une présomption de normalité. Il faut vérifier si le phénomène, dont la « généralité » et par conséquent la « normalité de fait » se trouvent établies par l'observ^ation, est utile à l'organisme ou nécessairement impliqué

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