‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 138 sur 186 · lUd., p · texte numérisé non relu

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plus il devient difficile d'apercevoir le lien qui les rattache aux concepts abstraits (^) ».

La critique, encore une fois, n'atteint pas la conception thomiste de la morale.

Saint Thomas n'affecte pas d'ignorer systématiquement l'effort accompli par l'humanité en quête de règles de vie. Il ne prétend pas avoir, au cours d'une méditation solitaire, élaboré un code complet de normes morales et juridiques. Il s'arrête plutôt devant le fait que les peuples sont en possession de législations très complètes; et il essaie de saisir comment les prescriptions en vigueur se rattachent aux principes fondamentaux de la loi naturelle dont il a, d'autre part, constaté l'existence et recherché l'origine P).

Or, il découvre deux liens différents (^).

Certaines règles apparaissent comme formant la conclusion logique des premiers principes. Ainsi le précepte « tu ne tueras point » est une conséquence de la maxime qui défend de faire tort à autrui (*).

D'autres règles constituent des déterminations de principes généraux et en sont rapplication à des cas donnés. Par exemple, il est universellement admis que le crinae doit être châtié ; mais le seul raisonnement ne fixe pas la

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