Voir plus haut, p
4. Distinctio possessionum non est inducta a natura, sed per hiominum rationem ad utilitatem humanae vitae (S. Th., I^ Ilae^ q. 94, art. 5, ad 3™). Secundum jus naturale non est distinctio possessionum, sed magis secundum humanum condictum, quod pertinet ad jus positivum. Proprietas possessionum juri naturali superadditur per adinventionem rationis humanae (S. Th., lia Hae^ q. 66, art. 2, ad 1^).
drait-il pas mieux instaurer le communisme: voilà la question qui intéresse le moraliste (^).
Avant de la résoudre, saint Thomas tient compte d'un fait: les biens, objet de la propriété, exigent, pour devenir utilisables, d'être gérés ou exploités, et la production de la richesse est nécessairement préalable à la consommation (2).
La question revient donc à savoir quel devra être l'organe chargé d'assumer la fonction économique : Sera-ce l'initiative privée ou sera-ce l'Etat ?
Le problème, posé en ces termes, est d'ordre social. Par conséquent, la norme suprême d'après laquelle il conviendra finalement de décider, c'est l'intérêt général ou le bien commun. Il faudra préférer le système le plus utile (^), celui qui promet la production la plus abondante et développe le mieux la prospérité, tout en maintenant l'ordre et la paix.
Ce sont là les critères invoqués par saint Thomas (*). Et non seulement il y recourt dans 1-examen du communisme, mais encore il s'appuie sur eux pour apprécier les lois qui organisent déjà plus en détail la propriété privée ; celles, par exemple, qui tendent par l*inaliénabilité et l'insaisissabilité des petits domaines à empêcher la concentration de la fortune immobilière (^).
1. Utrum licet alicui rem aliquam quasi propiriam possidere? (8- Th., lia liae, q. 66, art. 2).
2. Circa rem. exteriorem duo competunt homini: quorum uniun est potestas procurandi et dispensandi; aliud vero est usus (Ibld.).
3. Omnia quae possidentur, sub ratione utilis cadum (S. Th., lia llae^ q. 62, axt. 5, ad 1™).