‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 150 sur 186 · Cours, 48e leçon; t. IV, p · texte numérisé non relu

Cours, 48e leçon; t. IV, p

scientifique d'une comparaison sociologique de l'homme aux autres animaux», pour la découverte des «lois les plus élémentaires de la solidarité fondamentale».

Toutefois, ajoutait-il, la prépondérance trop prolongée de la philosophie théologico-métaphysique inspire un dédain fort irrationnel contre tout rapprochement scientifique de la société humaine avec aucune autre société animale. On reconnaîtra seulement l'utilité de cette comparaison, quand les études sociales seront enfin dirigées par l'esprit positif (^).

M. Espinas est un de ceux qui ont eu le mérite d'entrer dans la voie indiquée par Comte (^). Après lui M. Westermarck proclame que, si nous voulons trouver l'origine du mariage, nous ne devons pas nous renfermer dans les limites de notre espèce, mais prendre également en considération les animaux inférieurs. Il fait remarquer — nous résumons ses observations — que, dans le grand embranchement des invertébrés, le mâle n% que la fonction de la propagation, et les mères elles-mêmes sont exemptes de presque tout souci à l'égard de leurs rejetons. Dans les classes inférieures des vertébrés, le soin des parents pour leur postérité est à peu près inconnu; on peut regarder comme règle universelle que les rapports des sexes y <sont éphémères. L'affection des oiseaux pour leurs petits atteint un très haut degré de développement, non seulement du côté de la mère, mais de celui du père; à l'exception des gallinacés, la plupart s'unissent pour toute la durée de leur vie. On n'en saurait dire autant des mammifères : la mère est, à la vérité, préoccupée du bien-être

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