‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 156 sur 186 · Voir plus haut. p. 62, note · texte numérisé non relu

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le sociologue doit écarter toutes les prénotions, formées en dehors de la science.

Il n'est, dit-il ailleurs, qu'une seule méthode vraiment scientifique pour découvrir la fonction de la morale: c'est d'étudier d'abord la multitude des règles particulières qui gouvernent effectivement la conduite; cette étude n'ayant jamais été faite par les moralistes, on ne peut, ajoute-t-il, répondre que par un aveu d'ignorance à la question de savoir quelle est la formule générale ou le principe dernier de la morale (^). — Cela ne l'empêche pas d'avoir son idée faite sur la fonction de la morale (-) ; et, bien plus, de présenter, en dépit des faits contraires (^), son opinion personnelle comme une vérité acquise à la science.

Dans ses Règles encore (*) il rejette comme «radica lement erroné » un postulat de la méthode comtiste. Comte isupposait que les groupes entre lesquels se fractionne T espèce humaine, passent tous par les mêmes phases de développemient ; les civilisés actuels furent autrefois ce que les sauvages sont maintenant, ils ont seulement marché d'un pas plus rapide; pour connaître notre préhistoire, il n'y a donc qu'à observer la vie et les institutions des primitifs ; et si l'on veut bien — par une « fiction rationnelle », «simple artifice scientifique» — se représenter l'ensemble de notre espèce comme une immense unité sociale, il suffit, — pour retrouver l'évolution fondamentale de cet hypothétique peuple unique: l'Humanité — de mettre bout à bout les divers états de civilisation qui coexistent

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