Voir plus haut, pp. 67 à
4. Règles de la méthode sociologique, pp. 161-162. — Un peu plus haut, il reproche à Comte de prendre les théories de la psychologie comme pierre de touche pour éprouver la validité des propositions
Il n'est pas loin non plus de contredire le second, qiuand il écrit : « Nous n'entendons pas dire que les tendances, les besoins, les désirs des hommes n' nterviennent jamais, d'une manière active, dans l'évolution sociale » \^), De fait, — après avoir essayé d'une explication mécaniste, en donnant, comme cause déterminante des progrès de la division du travail, la densité et le volume croissants des sociétés, — il reconnaît qu'il faut attribuer à l'instinct de conservation un rôle important dans l'explication de ces progrès (^).
Enfin, l'axiome fondamental subit même par moments de curieux fléchissements. Tout en soutenant avec une remarquable insistance l'hétérogénéité du social et du psychique (3), il arrive à M. Durkheim de s'abandonner à des concessions déconcertantes. Par exemple, M. Tosti, critiquant lie, Suicide, avait trouvé étrange qu'un logicien voulût expliquer un composé, sans tenir compte du caractère de ses éléments ;*). M. Durkheim insinua aussitôt
inductivement établies par la sociologie : en donnant ainsi le dernier mot à la psychologie, la méthode de Comte dénature, dit-il. les phénomènes -sociologiques (Règles, pp. 122 et 124).
1. Règles de la méth. sociol., p. 113. — Un peu plus loin il écrit: « Si l'évolution sociale avait son origine dans la constitution psychologique de l'homme, il faudrait admettre qu'elle a pour moteur quelque ressort intérieur à la nature humaine. Serait-ce cette sorte d'instinct dont parle Comte et qui pousse l'homme à réaliser de plus en plus sa nature? Mais c'est expliquer le progrès par une tendance innée au progrès, véritable entité métaphysique dont rien du reste, ne démontre l'existence. » [Règles, p. 134).