‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 26 sur 186 · Voir plus haut, page · texte numérisé non relu

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culières : Mstoire des religions, du droit, des institutions politiques, statistique, science économique, etc., — chercher à ouvrir à la, sociologie un domaine encore inexploré, lui assigner un objet distinct, en dehors des phénomènes dont traitent les différentes sciences sociales ? Doit-elle se constituer à côté des techniques spéciales, comme un mode de spéculation autonome; étudier, par exemple, « la vie collective en général », tandis que chaque science sociale resterait cantonnée dans une catégorie déterminée de phénomènes sociaux?

Pas davantage. Faire actuellement de la sociologie la science sociale générale, comme plusieurs y tendent (^), c'est Péloigner du réel, c'est la réduire à n'être plus qu'une philosophie formelle et vague.

La « sociologie générale » est une branche de la sociologie. Elle ne peut être qu'une synthèse des sciences particulières, une comparaison de leurs résultats les plus généraux; elle n'est possible que dans la mesure où elles sont avancées. —

Il reste que la science positive des sociétés doit avoir pour oibjet l'intégralité des faits sociaux; il n'y a pas lieu d'isoler tel ou tel aspect de la vie collective pour en faire l'objet spécial de la science nouvelle. Tout ce qui entre dans la constitution des sociétés ou dans la trame de leur développement ressortit aux sociologues.

Or une telle multitude de phénomènes ne peut être étudiée que grâce à un certain nombre de disciplines spéciales entre lesquelles se partagent les faits sociaux et qui se complètent les unes les autres.

Par conséquent, la sociologie ne peut être que le système des sciences sociales. —

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