‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 49 sur 186 · Ibid., pp · texte numérisé non relu

Ibid., pp

3. « Jede Zeit àndert das uberkonimene Kapital praktischer Sitten und Grundsâtze durch eigene und eigenthùmliche Zuthaten und Einbussen, die unter dem Einfluss tonangebender Individuen und leitender Geister erf olgen » (I, p. 580).

4. « Die Sitte und das Sittengesetz sind urspriinglich selbst Product individueller Sittlichkeit, die sich durch Beispiel und Ausbreitung (à propos de la formation du Volksgeist, Schaeffle dit: durch Wiederholung, Beispiel und Mittheilung, p. 418) zur Sitte verdichtet » (I, p. 619).

5. Du point de vue génétique, dit ailleurs M. Wundt, beaucoup

muiiauté. Les fondateurs de religions et les législateurs de l'humanité n'ont pas introduit des mœurs nouvelles mais appliqué leur influence à des mœurs établies. Les coutumes sociales dérivent toujours de coutumes préexistantes î/).

Sans doute Auguste Comte, déjà, en professant le déterminisme, réduisait à presque rien l'action des individualités géniales sur les destinées des sociétés (^j ; mais il est manifeste que l'influence de M. Wundt a été décisive

de coutumes sociales (Sitte) sont des survivances de pratiques religieuses dont le but originaire nous est devenu inintelligible et qui ont été appropriées à de nouvelles fins i^Ethik, t. I, p. 114). M. Durkheim et ses collaborateurs ont adopté cette opinion: « Les phénomènes religieux sont le germe d'où tous les autres — ou, tout au moins, presque tous les autres — sont dérivés » (Année sociologique, t. II, préface, p. IV).

1. « Es gibt keine Volkssitte bei der von der tatsàchlichen Nachweisung einer Entwicklung aus beschrânkten Gewohnheiten die Rede sein kônnte. Das Individuum ist nicht der Motor der Gesamtentwicklung... Die bedeutsamsten Schopfungen der Gesamtheit, Sprache, Mythus, Sitte, Recht, kônnen yon dem Einzelnen nie geschaffen werden. Zwingende soziale Bedûrfnisse oder religiôse Kulthandlungen sind die Anfànge der Sitte. Die Sitte ist ein aus gememsamen Vorstellungen entspringendes gemeinsames Handeln, Als Ganzes ist sie eine gemeinsame Schôpfung. Die ReligionsstLfter und moralischen Gesetzgeber der Menschheit haben nicht neue Sitten gegrùndet, sondern durch ihren Einfluss auf vorhandene Sitten eingewirkt. Fur die Sitte kennen wir nur eine Entwicklung: die aus vorangegangenen Sitten von verwandten Inhalt » (iW. WuNDT, EthiJc, 3e éd. t. I, p. 131). — M. Durkheim, au surplus, définit les individualités géniales, dans les mêmes termes que M. Wundt emploie pour définir les fiihrende Geister : « Fiihrende Geister sind die, die sich der treibenden Kràfte des ôffentlichen Geistes klarer als .andere bewusst werden, dièse Kràfte in sich gesammelt und so sich befahigt haben, aUs eigenem Vermogen deren Richtung zu andern » (II, p. 68).

2. « Les grands progrès de chaque époque résultent toujours de l'état immédiatement antérieur; en sorte que les hommes de génie auxquels ils sont d'ordinaire trop exclusivement attribués, ne se présentent essentiellement que comme les organes propres d'un mouvement prédéterminé qui, à leur défaut, se fût ouvert d'autres issues » (Comte, Cours, t. IV, p. 373).

sur le parti pris par M. Durkheim de se rallier à la méthode d'explication purement sociologique. Après avoir lu VEthik, dont la publication fit sensation, M. Durkheim est persuadé que « les phénomènes collectifs ne viennent pas des consciences individuelles, mais qu'ils sont l'œuvre de la communauté ; qu'ils ne partent pas des individus pour se répandre dans la société, mais qu'ils émanent de la société et se diffusent ensuite chez les individus (^)». D'où la règle: «La cause déterminante d'un fait social doit être cherchée parmi les faits sociaux antécédents et non parmi les états de la conscience individuelle (^j ».

En même temps qu'il ne méconnaissait pas le rôle de l'individu, Schaeffle ne niait pas davantage l'importance des causes finales. La marche de l'évolution sociale, dit-il, n'est pas mécanique comme le mouvement d'une horloge ; elle dépend de tendances ou de motifs vivant dans la conscience des individus. Les faits sociaux, avant d'être en réalité, ont eu d'abord une existence mentale, sous forme de fins, représentées à la conscience ; ils ne sont pas le résultat de forces aveugles. Par conséquent, conclut Schaeffle, l'explication des faits sociaux doit être prrincipalement téléologique (^).

Tel n'est pas, nous le savons, le sentiment de M. Durk-

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