‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 52 sur 186 · Wagner, Grundlegung, zweiter Theil, §§ 25 et suiv · texte numérisé non relu

Wagner, Grundlegung, zweiter Theil, §§ 25 et suiv

4. <c Freiheit und Gleichheit dùrfen nicht auf Kosten der Ordiiung, der Einheit, des Zusammenhaltes gesteigert werden, da sie in diesem FaJle statt der Macht die Ohnmacht, statt der Selbsterhaltung die Selbstzerstorung des Ganzen herbeifiihren... Falsch ist die Ansiclit, dass das hôchste Ausmass der Freiheit Bediirfniss aller Entwickelungsperioden sei... Die Freiheit und die Gleichheit ist keine konstante, sondern eine variable entwickelungsgeschichtlich wechselnde Grosse... » (Bau und Leben, t. II, pp. 134 et suiv.).

5. « Die Corporation ist ein Bediirfniss aller Zeiten, auch der Gegenwart und der Zukunft. Nur hat sie in jeder Geschichtsepoche besondere Formen. Von den mittelalterlichen Corporationen sind fast nur die Territorialkorporationen (Gemeinde, Bezirk, Staat) iibrig geblieben. Die Berufskorporationen dagegen sind von der individualistisrhen Neuzeit fast ganz aufgelôst worden. Die Berufskorpo-

Cette action des Allemands sur M. Durkheim n'a pas été seulement profonde et très étendue. Ce ne fut pas comme la révélation d'une vocation, une impulsion initiale suivie d'une évolution personnelle; c'est une influence qui persiste toujours, ainsi que le montre un incident récent.

En 1906, M. Durkheim développa, devant la Société française de philosophie, une thèse sur la détermination du fait moral 1^). Il allait y exposer, déclara- t-il en commençant, «la conception générale des faits moraux à laquelle l'ont conduit les recherches qu'il poursuit sur ce sujet depuis un peu plus de vingt ans ».

La première partie de la thèse était consacrée à établir que le contenu de la morale est exclusivement social, c'est-à-dire que les seuls actes moraux sont ceux qui ont pour fin la société. Voici l'argumentation :

« Un acte ne peut avoir que deux sortes de fins : 1° l'individu que je suis ; 2*^ d'autres êtres que moi. Or jamais la conscience morale n'a considéré comme moral un acte visant exclusivement la conservation de l'individu ou le

ration an sich hat die schàtzbarsten Vortheile... Die Staatsomnipotenz hat die gewerblichen Kôrperschaften der einfachen Zersetzung durch das grosse Kapital, ohne Anstrengungen fiir ihre zeitgemàsse Reform, preisgegeben. Eine Berufsverkôrperung im Geiste des neuen Zeit — beweglicher zugànglicher, mehr specialisirt, rationeller organisirt — wird wohl der Staat selbst wieder als Grundlage eines Zustandes erstreben, in welchem Ordnung und Freiheit versohnt sind; der Umstand, dass gegenwàrtig 90 <yo der Bevolkerung ailes Berufsverbandes ermangeln, macht ja das Regieren so schwer, dràngt zur Anwendnng* mechanischer Bindemittel und nothigt dem Staate die RoUe auf, centralisirend in Allem und fiir Aile Vorsehung zu spielen. Auf die Dauer ist das gewiss undurchfiihrbar... » Schaeffle, jBaie und Leben, I, pp. 757-765; cfr. t. II, p. 125).

I. Durkheim, l^a détermination du fait inoral, dans Bulletin de la Société française de philosophie, nos d'avril et mai 1906. — Prirent part à la discussion: MM. Bernés, Maurice Blondel, Brunschvicg, :Chabrier, Darlu, Egger, Goblot, Jacob, Leclère, Rauh, Louis Weber, Dunan, Parodi, Malapert.

développement de son être. Si l'individu que je suis ne constitue pas une fin ayant par elle-même un caractère moral, il en est nécessairement de même d'abord d'un autre individu, mon semblable, et ensuite de plusieurs autres ; car si chaque individu pris à part est incapable de communiquer une valeur morale à la conduite, c'est-à-dire s'il n'a pas par soi de valeur morale, une somme numérique d'individus n'en saurait avoirdavantage.il ne reste donc finalement plus d'autre objectif possible à l'activité morale que le sujet sui generis formé par une pluralité de sujets individuels, associés de manière à former un groupe ; il ne reste plus que le sujet collectif. »

Ce raisonnement est tout simplement repris à la théorie de M. Wundt sur les fins morales (^j.

Les règles morales d'autre part ont pour caractéristique d'être obligatoires et avec cela, très souvent sinon toujours, elles exigent de nous pour être suivies, du dévouement et du désintéressement. Pourquoi nous y soumettre ? De quel droit la société, source et terme de toute morale, nous contraint-elle? C'est la question posée dans la seconde partie de la thèse.

1. «Die handelnde Persônlichkeit als solche ist niemals cigentliches Zweckobjekt des Sittlichen. — Ist das eig^ene Ich kein letzter sittlicher Zweck, so ist nun nicht einzusehen, weshalb ein anderes Ich ein solcher sein sollte. Die Erhaltung eines Einzelnen, das Gluck eines Einzelnen, die Ausbildung seiner Fàhigkeiten sind an und fiir sich an Wert einander gleich, mag ich selbst oder mag der Andere dieser Einzelne sein. — Auch die Vervieifâltigung der Einzelsubjekte àndert nichts an dieser Sachlage. Aus lauter NuUen làsst sich keine Grosse bilden. Ist das individuelle Lustgefiihl sittlich wertlos, so ist es auch das Lustgefiihl vieler oder aller. Wenn niemals das Individuum, das fremde so wenig wie das eigene, der letzte Zweck des Sittlichen ist, so bleiben nun zwei soziale Zwecke als die nàchsten Gegenstànde des sittlichen WoUens iibrig : die ôffentliche Wohlfahrt und der allgemeine Fortschritt » ("W. Wundt, Ethik, t. II,

« La société nous commande, répond M. Diirkheim, parce qu'elle est extérieure et supérieure à nous. C'est d'elle que nous recevons la civilisation, c'est-à-dire l'ensemble des plus hautes valeurs humaines. Nous ne pouvons vouloir sortir de la société, sans vouloir cesser d'être des hommes... Elle est un être psychique supérieur à celui que nous sommes et d'où ce dernier émane. Par suite on s'explique que, quand elle réclame de nous ces sacrifices petits ou grands qui forment la trame de la vie morale, nous nous inclinions devant elle avec déférence Le croyant s'incline devant Dieu, parce que c'est de Dieu qu'il croit tenir l'être et particulièrement son être mental, son âme. Nous avons les mêmes raisons d'éprouver ce sentiment pour la collectivité. Si vous comprenez pourquoi le croyant aime et respecte La divinité, quelle raison vous empêche de comprendre que l'esprit laïque puisse aimer et respecter la collectivité, qui est peut-être bien tout ce qu'il y a de réel dans la notion de la divinité?... Je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement. »

Vers la même époque, M. Durkheim développa cette dernière idée dans une conférence à VÉcole des hautes études sociales. Cette conférence n'a pas encore été publiée, mais d'après le résumé, donné par un auditeur, M. Lalande (^), le conférencier aurait soutenu que Dieu c'est la société {God is Society) et que la société fournit à la morale le fondement qu'on demande ordinairement à la religion révélée ; tout ce que Dieu est pour le croyant, la société l'étant pour ses membres. « Cette conférence,

1. A. Lalande, Philosopha in France, dans The philosophical Review, t. XV (no de mai). New- York, 1906.

Morale et sociologie. n

dit M. Lalande, produisit une grande impression; il s'en dégageait un sentiment moral et religieux intense. M. Durkheim se révélait, comme le réel successeur d'Auguste Comte ; et en vérité il prononça ce soir-là le sermon d'un grand prêtre de l'humanité. »

M. Lalande fait erreur. Ce n'est pas Comte qui inspirait M. Durkheim, mais un Allemand, sympathique au groupe de M. Durkheim comme critique de la morale sinon comme sociologue, — M. Simmel. Dans un livre à peine connu en France en dehors de l'entourage de M. Durkheim, M. Simmel a soutenu en effet que, du point de vue positiviste, Dieu est la personnification de la société législatrice, et que tous les attributs de Dieu se laissent transporter à la société (^).

1. « Wenn es auch vom Standpunkt des Einzelnen aussieht, als ob die Religion uns die sittlichen Gesetze vorschriebe, so ist vom Standpunkt der Gattung aus das Umgekehrte der Fall : sie schreibt der Religion vor, welche sittlichen Gesetze sie anzuerkennen hat. Als Schôpfer der sittlichen Gesetze ist Gott nur die substanziirte Idée eines Urquells der sittlichen Gebote, fur die der Einzelne ebenso einen Gesetzgeber hypostasirt wie fur den Weltinhalt einen Schôpfer...

» Es findet sich eine tiefgreifende Analogie zwischen dem Verhalten zur AUgemeinheit und dem Verhalten zu Gott. Vor allem ist das Gefùhl der Abhângigkeit hier entscheidend ; das Individuum 'iihlt sich an ein Allgemeineres, Hôheres gebunden, aus dem es fliesst und in das es fliesst, dem es sich hingiebt, aber von dem es auch Hebung und Erlôsung erwartet, von dem es verschieden und doch auch mit ihm identisch ist. Aile dièse Empfindungen, die sich in der Vorstellung Gottes begegnen, lassen sich zuriickfiihren auf das Verhâltniss, das der Einzelne zu seiner Gattung besitzt, einerzeits zu den vergangenen Generationen, anderseits zu der mitlebenden. Wir sind von der Gesellschaft abhàngig- — Insbesondere jene Demuth, in der der Fromme ailes, was er ist und hat, Gott zu verdanken bekennt, in ihm die Quelle seines Wesens und seiner Kraft erblickt, lâsst sich richtig auf das Verhâltniss des Einzelnen zur Gesammtheit iibertragen. Die soziale Gesammtheit ist es, aus der die ganze Fiille der Triebe fliesst, die sie uns als Resultate wechselnder Anpassungen vererbt, die Mannigfaltigkeit der Verhàltnisse, in denen wir stehen, die Ausbildung der Organe, mit denen wir die verschiedenen Seiten der Welt auffassen — und doch ist die soziale Gruppe etwas hinrei-

Faut-i] une conclusion à ce chapitre ? Elle pourra être brève.

S'il n'est pas encore démontré que la Sociologie n'est pas «née en France», il est établi qu'elle n'est pas «restée une science essentiellement française». L'œuvre de M. Durkheim, son actuel représentant le plus éminent, est made in Germany.

chend Einheitliches, um als realer Einheitspunkt dieser divergenten Ausstrahlungen angesehen zu werden. Sobald die soziale Vereinheitlichung die Objektivirung des Ganzen dem Einzelnen gegeniiber einen gewissen Grad erreicht, hat, erscheint sie diesem als iiberirdische Macht, und ihr gegeniiber, mag sie noch unmittelbar als soziale bewusst sein oder sich schon in das Gewand der Gottesidee g<ehiillt haben, erhebt sich das Problem, wie viel der Einzelne thun kônne oder niiisse, um seinem Sollen zu genùgen, und wie viel von dem ihm jenseitigen Prinzip dazu geschieht... Die religiôse Form ist unzàhlige Maie nur das Gewand eines soziologischen Inhalts... » Liegt das tiefere Wesen der Religion, insoweit sie Sittenlehrerin ist, darin, dass Gott die Personification der Allgemeinheit als Gesetzgeberin fur den Einzelnen ist, geht seine ethische Bedeutung aus der psychologischen Nothwendigkeit des Satzes hervor: kein Gesetz ohne ein Wesen, von dem es gegeben wird — so decken sich allerdings die religiôsen Normen mit den jeweiligen moralischen Nothwendigkeiten » (G, SiMMEL, Einleitung in die Moralwissenschaft, t. I, p. 444).

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