‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 59 sur 186 · RosCHER, Grundlagen der. Nationalôkonomie · texte numérisé non relu

RosCHER, Grundlagen der. Nationalôkonomie

tice. Millier a lutté avec un admirable entrain contre les théories économiques d'Adam Smith. Il est, à ce titre, le précurseur de List, de Roscher, de Knies.

Mais il est plus que Tinspirateur des maîtres de la Volksîvirtschaftslehre. Qu'on en juge par ces passages des conférences qu'il donna à Dresde en 1808 i/).

La Nation, dit Adam Mùller, est un tout vivant {-), une grande individualité (^). Loin d'être un arrangement artificiel, l'État est une inéluctable nécessité ; l'homme ne se conçoit même pas en dehors de la société (*j. Un peuple n'est pas, commje le pense Riousseau, la poignée d'êtres éphémères juxtaposés à un moment donné sur un coin du globe (^) ; il est la vaste association d'une longue série de générations, — de celles qui furent, de celles qui vivent et de celles qui viendront, — toutes étroitement unies à la vie et à la mort, solidaires, et manifestant leur union par la communauté de la langue, des mœurs, des lois, desi institutions (^). — Adam Smith n'a pas non plus une idée

1., A. MULLER, Die Elemente der Staatskwntit . Oeffentliclie Vorlesungen ini Winter von 1808, zu Dresden, gehalten. 3 volumes. Berlin, 1809.

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