Vom Beruf, p
4. A. Schaeffle, Das gesellschaftliche System der menschlichen Wirthschaft. 2 vol. 3^ édition. Tûbingen, 1873.
de l'État, mais il s'acharne à diminuer son mérite {^). M. Paul Barth (-) ne prononce pas le nom de Millier, pas plus que Henry Michel (^j. M. Charles Andlerf*) ne signale que son influence sur List. Si M. Stein le nomme, c'est, en passant, comme l'inspirateur des réactionnaires qui voudraient nous rejeter dans le moyen âge (^).
C^)uand Millier donnait ses conférences sur les Elemente der Staatskîinst, Auguste Comte avait dix ans. Il pourrait bien résulter d'une analyse objective de l'œuvre de Millier i^), que Comte a eu un devancier en Allemagne et qu'il n'est plus tout à fait exact de soutenir avec M. Durkheim que « la sociologie a pris naissance en France ». Peut-être même, tout compte fait, conclurait-on que la sociologie est plutôt germanique, les Allemands, à défaut du nom, ayant eu la chose...
Le premier tort de M. Durkheim, quand il introduisit
1. Bluntschli, Geschichte der neueren Staaiswissenschaft, p. 556. 3'"'-' édition, 1881. — Dans son Allgemeines Staatsrecht, Bluntschli attribue à Savigny l'honneur d'avoir eu le premier la conception organique de la nation : « Es ist ein Verdienst Savigny's, die Bedeutung des Volkes als eines organischen Wesens in Deutschland wieder nachdrucksam hervorgehoben zu haben » (p. 37).
2- P. Barth, Die Philosophie der Geschichte als Sociologie. Leipzig,