‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 67 sur 186 · De la méthode objective en sociologie · texte numérisé non relu

De la méthode objective en sociologie

est curieux de voir des esprits qui se piquent d'être avant tout positifs, méthodiques, qui pourchassent de partout l'ombre même du mysticisme, s'attacher à une si fantastique notion »[/). «M. Durkheim nous rejette en pleine scolastique (^). »

Il est dommage que M. Durkheim n'ait pas saisi l'occasion pour demander à la scolastique une leçon de métaphysique.

Il a évidemment raison de penser qu'une société de cinquante hommes n'est pas la même chose que ces cinquante hommes non associés. Associés ils forment un tout et ce tout, grâce au lien social, présente une certaine unité.

La question, pour le métaphysicien, est de déterminer quelle est l'unité du composé social.

M. Durkheim, pour rendre sa pensée, a eu recours aux comparaisons. Il a parlé d' «agrégation», de «pénétration», de «fusion» (^), de «mélange», de «combinaison», de «synthèse» (^). — Il lui a manqué le sens des nuances.

Un tas de pierres est un tout ; une maison encore ; un composé chimique également; et aussi un corps vivant. Il y a donc plusieurs manières d'être un tout ; dans chaque cas, le rapport des parties entre elles varie. Ainsi l'unité du tas de pierres est purement accidentelle ; celle de la maison, artificielle; celle du composé chimique de même que celle du corps vivant est naturelle.

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