Ibid., p
de le rassurer: «Je crois que le sacré peut être exprimé, et je m'efforce de l'exprimer, en termes laïcs (^). » Invité à préciser, il essaye une nouvelle fois de «déterminer un peu plus nettement la notion du sacré», mais se borne à répéter : « Ce qui caractérise le sacré, c'est qu'il ne peut, sans cesser d'être lui-même, être mêlé au profane (^)... »
11 est loisible à un sociolâtre néophyte d'admirer dans ces explications une originale et lumineuse définition du moral; mais on témoigne d'une information fragmentaire ou superficielle, si on ignore l'assimilation faite par M. Durkheim moraliste entre le moral et le normal.
La Revue de inétaphysique et de morale rappelle l'exemple choisi par M. Durkheim pour illustrer sa définition du normal: c'est celui du crime. Phénomène morbide aux yeux du vulgaire et des criminalistes, le crime devient, si on se réfère au critère du sociologue-moraliste, un fait normal (^).
Le lecteur de la Revue pourrait croire que, nous basant sur l'assimilation faite d'autre part entre le normal et le moral, nous présentons la théorie de M. Durkheim comme une apologie du crime. Disons simplement que nous n'avons même point mentionné l'application qu*il fait au crime de sa définition du normal.
Les réflexions de M. Durkheirri sur la normalité du