Voir plus haut, p
3. DE Maistre, Étude sur la souveraineté, 1794-1796, Livre I, chap. 4. — « Nulle nation ne doit son caractère à son gouvernement, pas plus que sa langue; au contraire, elle doit son gouvernement; à son caractère, qui, à la vérité, est toujours renforcé et perfectionné dans la suite par les institutions politiques » llhid.. Livre II, chap. 7).
4. Considérations sur la France, chap. 6. — « Qu'est-ce qu'une
lement différents gouvernements peuvent être bons à divers peuples, mais au même peuple en différents temps. Chaque forme de gouvernement est la meilleure en certains cas et la pire en d'autres. Le despotisme, pour telle nation, est aussi naturel, aussi légitime que la démocratie pour telle autre (^).
A l'adresse des philosophes de la Révolution qui croient tout possible au gouvernement et tout facile à qui l'exerce, de Maistre tient ce langage : « L'homme ne crée rien : telle est sa loi, au physique comme au moral » (-). Parce qu'il agit, il croit agir seul et s'imagine qu'il est réellement ra:uteur direct de tout ce qui se fait par lui : c'est, dans un sens, la truelle qui se croit architecte (^). Cependant « dans toutes les créations politiques ou religieuses, quels que soient leur objet et leur importance, c'est une règle générale qu'il n'y a jamais de proportion entre l'effet et la cause. L'effet est toujours immense par rapport à la cause »(*). — Un siècle plus tard, nous
Constitution? N'est-ce pas la solution du problème suivant? Etant données la population, les mœurs, la religion, la situation géographique, les relations politiques, les richesses, les bonnes et les mauvaises qualités d'une certaine nation, trouver les lois qui lui conviennent? » (Ibid.).