‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 89 sur 186 · Leroux, pp. 66 et · texte numérisé non relu

Leroux, pp. 66 et

2 Leroux, pp. 90 et suiv.

3. H. Taine, Les 'philosophes français du XIX^ siècle. Paris, 1857.

savoyard, demandant à la religion place à côté d'elle et réduit à lui offrir respectueusement un secours suspect. « A titre de science, le spiritualisme n'est pas. Il n'a plus l'air d'une philosophie » (^).

Renan (^) vint aussitôt couvrir Cousin de fleurs, — jusqu'à l'en étouffer (''). Il se prononce même pour le spiritualisme « qui est le vrai », et approuve Cousin d'avoir proclamé que « l'âme est l'essence et le tout de l'homme ». Mais aussitôt après il lui reproche d'avoir fait de la culture intellectuelle « une branche de l'administration publique (*) ». Puis, amené à caractériser le talent de Cousin, il trouve qu'il appartient encore plus à la littérature qu'à la science : c'est un orateur qui s'est occupé de philosophie. Son grand tort est de n'avoir pas assez compris le côté progressif et vivant de la science; voilà pourquoi sa philosophie a dégénéré en quelque chose d'aride, mettant en phrases plus ou moins bien tournées une doctrine supposée fixée une fois pour toutes. La tentative de construire la théorie des choses par le jeu des formules vides

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