A. Espinas, Être ou ne pas être, p
2. A. Espinas, Les études sociologiques en France. « Revue philosophique ». 1882. Tome XIII, p. 565 et t. X'JV, pp. 337 et 509.
principes » de 89 ne nous peuvent fournir aucune solution précise sur les problèmes d'organisation sociale les plus urgents. Leurs conséquences naturelles conduisent à un individualisme dangereux, à l'anarchie toute pure. — L'enseignement de la morale spiritualiste, ajouta-t-il (^), n'est pas exempt de toute responsabilité dans la naissance et le crédit croissant des utopies radicales. Nos radicaux prétendus naturalistes rééditent J. Simon, qui vient de Rousseau.
Pau] Janet s'affligea d'abord de ces attaques. « Dans ce temps-là », — dit-il, en évoquant l'époque où Cousin proclamait que « la vraie morale est celle qui conduit à la liberté politique » — « dans ce temptô-là, les esprits éclairés et cultivés aimaient la société dans laquelle ils étaient nés et ils y croyaient; ils n'en étaient pas encore venus à se servir de l'érudition et de la critique pour dénoncer les illusions des libertés modernes » f^).
Puis il prit contre la Sociologie la défense des « immortels principes », essayant de démontrer que les Droits de l'homme ne sont pas une invention idéologique née d'une métaphysique arbitraire (^).
Mais, dans l'intervalle, M. Fouillée avait publié une brillante réfutation de la morale kantienne et de la morale spiritualiste de Janet (*), et ce fut un encouragement pour les sociologues (^).
On connaît le reste et comment M. Durkheim —