‹ Le conflit italo-éthiopienChapitre 12 sur 81 · S. D. N. Questions politiques, 1935, VIT, 10 p. 41 et · texte numérisé non relu

S. D. N. Questions politiques, 1935, VIT, 10 p. 41 et

« deux côtés ; cinq de nos soldats indigènes ont été tués, « six ont été blessés. Les pertes abyssines sont supérieures. « La légation d’Italie à Addis-Abeba à reçu des instruc- «tions pour présenter au Gouvernement éthiopien des « protestations formelles pour ce nouvel incident, »

En réponse à la version italienne de l’incident d’Afdub, le Gouvernement abyssin déclarait que les escarmouches avaient été provoquées par les seules forces italiennes et que par ailleurs la région de Saillave appartient entièrement à l’Éthiopie qui, depuis plus de dix ans, y maintient un important poste militaire. Une fois de plus on se trouvait en présence de deux versions diamétralement opposées, mais cette fois, la tension sensiblement plus forte entre les deux pays, risquait d'empêcher toute négociation directe, en vue de mettre fin au conflit.

Entre le 5 et le 11 février, deux divisions italiennes la « Peloritana » (18° division, de Florence) et la « Gavanana » (29e division, Messine) sont mobilisées. Cette mobilisation partielle, qui portait sur trente mille hommes environ, avait vivement ému les chancelleries bien que l'Italie l’ait justifiée par la nécessité de prendre des mesures de précaution contre les concentrations de troupes éthiopiennes à la frontière.

Pourtant la France et surtout l'Angleterre poursuivaient leur œuvre conciliatrice. Le Gouvernement anglais, sans méconnaître la gravité de la situation, gardait un sangfroid et une impartialité qu’il convient de souligner, Répondant à diverses questions à la Chambre des Communes le 13 février, Sir John Simon, ministre des Affaires étrangères, parlant de la mobilisation italienne déclarait : :

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