Le Temps, 16 août
2. Voir le Mémoire du Gouvernement italien sur la situation en Éthiopie. S. D. N. Questions politiques, 1935, VIE, 1.
viole constamment. Depuis douze ans que l’Éthiopie a été admise à la Société des Nations, l'Italie prétend qu’elle à toujours méconnu ses engagements et trahi la confiance qui lui avait été faite lors de son admission. L'article 1e du Pacte pose comme condition essentielle pour être membre de la Société des Nations que le Gouvernement doit être capable d’exercer effectivement son autorité sur toute l'étendue du territoire. Or, l'Italie montrait l’inexistence et l'incapacité du pouvoir central sur toute l’Éthiopie. L'Éthiopie viole également l’article 23 qui précise que les membres de la Société des Nations doivent s’efforcer d'assurer de maintenir des conditions de vie équitables et humaines pour les hommes et les enfants vivant sur leur territoire. Ce même article 23 est transgressé d’autre part par Addis-Abeba qui n’assure pas la liberté des communications et du trafic. Enfin le Gouvernement italien note que l'esclavage n’a pas été aboli en Éthiopie, et est même reconnu comme condition légale. Les rapts et captures d'individus, la traite des esclaves continuent actuellement sur une large échelle et le Gouvernement éthiopien y prend même part directement au mépris de ses engagements. L'Italie souligne par ailleurs, les dommages causés à ses colonies par l’anarchie et les querelles intérieures éthiopiennes, les actes de violence contre la vie, les biens et les intérêts italiens, les agressions contre les représentants diplomatiques et consulaires, enfin les violations continuelles des traités italo-éthiopiens, particulièrement en ce qui concerne les questions de frontières. Et le mémoire que le Gouvernement italien avait remis aux membres du Conseil, à l’appui de sa thèse, conclut : : que l’Éthiopie ne