Le Temps, & octobre
mobilisation générale, cette agression à pris une ampleur et une importance plus considérables, et elle comporte manifestement des dangers graves et immédiats contre lesquels il est nécessaire de réagir sans délai pour des raisons élémentaires de sécurité. En présence de cette situale Gouvernement italien s’est vu contraint d’autoriser le commandement supérieur en Érythrée à prendre les mesure nécessaires de défense. »
Ainsi se trouvait implicitement démontrée la responsabilité de l'Italie dans la violation des frontières éthiopiennes et le fait de considérer le retrait des troupes éthiopiennes à 30 kilomètres de la frontière comme un mouvement stratégique n’était guère fait pour améliorer la position de l'Italie devant le monde. Le 2 octobre, la mobilisation civile fasciste eut lieu dans toute l’Italie et 20 millions d'hommes se groupèrent pour entendre l’appel du « Duce » ‘. Du balcon du Palais de Venise, M. Mussolini prononça le discours suivant :
« Chemises noires de la Révolution, hommes et femmes de l’Italie entière, Italiens vivant dans le monde au delà des montagnes et au delà des mers, écoutez :
«— Une heure solennelle va bientôt sonner dans l’histoire de la patrie. Vingt millions d'hommes occupent en ce moment les places de l'Italie entière. Jamais l’on ne vit dans l’histoire du genre humain un spectacle plus gigan-
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tesque. Vingt millions d'hommes, un seul cœur, une seule volonté, une seule décision. Leur manifestation doit démontrer et démontre au monde que l'Italie et le fascisme constituent nne identité parfaite, absolue et inaltérable.