Le Temps, 11 octobre
de la Société des Nations. « Nous ne saurions négliger nos « devoirs ni éluder nos responsabilités, déclara M. Eden !, Q il faut agir maintenant. Il appartient aux membres de la « Société des Nations de déterminer collectivement quelles « mesures il y à lieu de prendre. Au nom du Gouvernement . « de Sa Majesté dans le Royaume-Uni, je déclare que nous « sommes prêts à participer pleinement à ces mesures. » Successivement M. Motta, au nom de la Suisse, M. Potemkine, représentant de l’U. R. $. $., le général Nemours, au nom de Haïti, et M. Gomez représentant du Mexique affirmèrent le désir de leurs pays respectifs de rester fidèles aux prinicpes du Pacte et de respecter sans exception de pays ni de circonstances, les engagements contractés en adhérant à la Société des Nations. Le discours du général Nemours clair et direct, marquait très nettement l'esprit dans lequel les Puissances secondaires allaient appliquer le Pacte, en même temps qu’il soulignait l’espoir mis par elles en la Société des Nations. Le général Nemours fit la déclaration suivante ? : « Un État membre de la Société « des Nations à envahi des territoires d’un autre État, « membre comme lui de notre Société. La Société des « Nations va-t-elle applaudir aux victoires possibles de « l’agresseur ou, comme le lui en fait un devoir son Pacte, « essayer de l'arrêter dans sa marche triomphale? La « réponse qui sera faite à cette question, aujourd’hui en « Afrique, vaudra, demain, en Europe. Le précédent que « nous allons créer aujourd’hui sera exploité demain. Il n°y « à pas deux vérités : l’une pour l’Afrique, l’autre pour « l’Europe. Des deux côtés de la Méditerranée, l'agression « doit être définie de même. Les mêmes bombes, les mêmes