‹ Le conflit italo-éthiopienChapitre 53 sur 81 · S. D. N. Journal Officiel. Supplément, n° 150, p · texte numérisé non relu

S. D. N. Journal Officiel. Supplément, n° 150, p

« socier aux sanctions et qu’il réservait sa liberté d’action.

Le Japon à adopté la même attitude ', qui avait été clairement définie dès le mois de juillet par M. Sugimura, ambassadeur du Japon à Rome, par ordre du ministère des Affaires étrangères de Tokio. « Je maiïintiens absolu- « ment, déclarait-il à un reproter de la Tribuna le 24 juillet, mes déclarations faites au chef du Gouvernement italien, « et je donne ma parole d’ambassadeur qu’elles corres- « pondent à la pensée de mon Gouvernement. Le Japon n’a « pas d'intérêts politiques en Éthiopie ; il n’a donc pas à « intervenir de ce fait. Le Japon est sorti de la Société des « Nations, et ce que fait Genève ne le regarde pas. En outre, « nous n’avons pas de raison spéciale de nous ériger en « paladins du Pacte Briand-Kellog. Enfin, nous ne « sommes pas signataires du traité de 1906 concernant « l’Éthiopie. Le Japon a tout simplement certains intérêts commerciaux à protéger en Éthiopie ; il y veillera. Si, : « par exemple, nos marchandises à destinations de l’Abys- « sinie étaient l’objet de discriminations désavantageuses, « le Gouvernement japonais ne les accepterait pas. »

Le Riech ne voulut pas davantage participer aux sanctions appliquées par Genève *. Le Dr. Schacht déclara formellement à Bâle le 3 novembre que l’Allemagne, libre de toutes ses obligations envers la Société des Nations, voulait rester neutre, en se gardant bien de participer à un régime de sanctions qu’elle désapprouvait depuis le premier jour et dont Berlin considère que l’effet ultime sera de provoquer en Italie une crise monétaire lourde des plus fâcheuses possibilités.

1. Sur l'attitude du Japon : voir Le Temps, 24 octobre 1935, et le Bulletin Quotidien du 17 octobre 1935.

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