Bulletin Quotidien, 8 novembre
D'autres États ont adopté soit antérieurement soit
postérieurement au conflit des mesures qui sont de nature à ne pas contrarier l’action de la Société des Nations. Telle est l'attitude des États-Unis ‘. Cette attitude fut rappelée au Président du Comité de Coordination en réponse à sa communication du 21 octobre, par M. Cordell Hull, Secrétaire d'État américain, qui lui adressa la lettre suivante ? :
« J’ai l'honneur d’accuser réception et de vous remercier de votre communication du 21 octobre, me transmettant certains documents relatifs au différend italo-éthiopien, et notamment le procès-verbal de la séance du Conseil du 7 octobre, les procès-verbaux de l’Assemblée du 9 au 11 octobre, ainsi que les recommandations du Comité de Coordination.
« — Vous voulez bien me faire savoir que les Gouvernements représentés au Comité de Coordination seraient heureux de recevoir toute communication que les État non membres jugeraient utile de vous transmettre ou la notification de toutes mesures qu’ils pourraient prendre dans cette circonstance. Il est inutile de rappeler que le Gouvernement et le peuple des États-Unis s'intéressent vivement à la prévention de la guerre et, par conséquent, à linviolabilité des traités et au maintien de la paix dans toutes les régions du monde ; en même temps que nous détestons la guerre avec son cortège de souffrances humaines, d’appauvrissement des États et des peuples, de désorganisation économique et de sentiments d’animosité, nous sommes, par tradition, les fermes partisans
1. Sur l'attitude des États-Unis : voir Lechartier : « Ce que sera la
neutralité des États-Unis en cas de conflit italo-éthiopien » (Ordre, 26 août 1935). — J. Belin. Op. cit. — Ch. Rousseau. Op. cit, — Le Temps, 4-10-11 octobre 1935.