‹ Le CongoChapitre 15 sur 127 · ET VAN KKRKHOVEN. — DÉCÈS · texte numérisé non relu

ET VAN KKRKHOVEN. — DÉCÈS

Pendant que Stanley étendait ainsi le domaine de rAssociatioD' vers le centre de rAFrique, le roi Léopold envoyait constamment de nouveaux pionniers pour consolider et parfaire Tœuvre dont Stanley jetait les bases. Nous avons vu les remarquables résultats^ obtenus par les lieutenants Vandevelde et Harou dans le bassin du Kuilu. En septembre 4882, arrivèrent au Congo les lieutenant» Âvaert, Coquilhat et le sous-lieutenant Parfonry : le lieutenant Âvaert fut chargé de surveiller la station de Vivi, où il organisa les préparatifs d'installation du chemin de fer Decauville, et de compléter la station d'Isanghila. Le lieutenant Coquilhat rejoignit Stanley» et le chapitre précédent nous a appris Taide qu'il avait apportée à l'explorateur. La carrière africaine du malheureux Parfonry ne fut pas longue : il paya son tribut à la fièvre, et, quelques jours après,, le sous-lieutenant Grang suivait son camarade dans la tombe, mourant ainsi que lui au poste du devoir.

Le lieutenant Braconnier, un des premiers adjoints de Stanley,, était rentré en Europe : nous avons vu précédemment qu'il s'était rendu utile sous beaucoup de rapports et qu'il avait révélé de très appréciables qualités.

Le 5 mars 1883, MM. Van Kerkhoven» lieutenant d'infanterie, et Liebrechts, sous-lieutenant d'artillerie, s'embarquèrent pour le Congo ; le lieutenant Van Kerkhoven commença par commander le poste d'Isanghila, fut chargé ensuite de l'enrôlement de porteurs à la Côte d'Or, puis il succéda au lieutenant Coquilhat à la station de Bangala. Le lieutenant Liebrechts fut d'abord chargé de diverses fonctions dans le Bas-Congo, entre autres de celle du transport, à

Léopotdvilte, d'une pièce de canoa et de son matériel ; en septembre 1883, Stanley lui confia la station de Bolobo, qui, sous ses chefs précédents, avait été deux fois incendiée : il la releva de ses cendres et parvint, grâce à son tact et à sa patience, à aplanir tes difficultés qui avaient surgi entre les indigènes et son prédécesseur. Plusieurs officiers suédois, parmi lesquels le lieutenant Gleerup, s'engagèrent à celte époque au service de fËtal. Le lieutenant Gleerup, qui devait, dans la suite, faire une traversée complète de

LE EANITABIUU DE BOUA. *■'■ ''• "'■ '• "*"'■

l'Afrique lorsqu'il abandonna le service du roi Léopold, Ql d'abord plusieurs excursions dans te Bas-Congo; en 1884, il re^ut le commandement de Kîmpoko, puis il se rendit aux Falls où nous le retrouverons plus tard.

M. Alexandre Delcommune, qui séjournait depuis de longues années au Congo, o(i il gérait une maison française, passa directement au service de l'État : M. Delcommune dirigea longtemps la factorerie de Vivi, que M. Gillîs, un industriel de Braine-le-Comte qui avait organisé le service commercial à celte station, avait été obligé de quitter pour maladie.

Le docteur Ailard avait établi un sanitarium à Borna et y exer- <^it ses fonctions médicales avec un dévouement admirable, payant de sa personne pour soigner les maladies les plus répugnantes, et s*allirant l'amitié de tous ceux qui Tentouraienl. Stanley lui a consacré une mention spéciale dans son livre Cinq années au Congo. A Léopoldville, le service sanitaire était dirigé par le docteur Yanden Heuvel.

Enfin, une foule d'employés belges subalternes occupaient, au commencement de l'année 1884, les fonctions suivantes : M. Hodister commandait la station de Massabé (côte occidentale); M. Nauts se distinguait comme adjoint à Vivi ; M. Weber, ancien sous-officier d'infanterie, était adjoint à Rudolfstadl; M. Waterinckx, ancien adjudant du génie, commandait la même station; enfin, M. Casman était chef de la station de Mukumbi, sur le Niadi.

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