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de la faim, pendant la terrible disette qui a sévi en 1892 dans cer^ laines provinces de l'Empire des Gzars, alors que d'immenses quantités de manioc pouvaient Être récoltées et envoyées en Russie, — si le chemin de fer avait été terminé?
Indépendamment de sa faculté alimentaire, le manioc est utilisé dans ta fabrication du tapioca.
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Le tapioca se fait de la manière suivante : on retire de la racine du manioc la fécule formée d'amidon et d'un suc qui contient des traces d'acide hydrocyanique, lequel, très dangereux, est extrait par une simple exposition à t'air pendant quarante-huit heures. La fécule ainsi purifiée est imbibée d'eau, puis étendue sur une plaque métallique chauffée à 100° ; elle forme alors des grumeaux que l'on délaye dans l'eau bouillante et qui procurent une sorte de p'âte res-
semblant à de la gelée. C'est le tapioca. On calcule que 1,000 kilogrammes de racine forment environ 350 kilogrammes de fécttle»
Le commerce du tapioca se fait sur une grande échelle entre le Brésil et l'Europe; l'Inde fournit également de grandes quantités de ce produit nutritif par excellence. La moyenne de tapioca importée en France s*élève annuellement à 2,700,000 kilogrammes.
YiGiNE. — La vigne, dont on a longtemps nié l'existence au Congo, y croît à profusion à l'état sauvage ; elle est semblable à notre vigne d*Europe. Le père Merlon dit qu'elle produit énormément de fruit, en grappes pesant un à deux kilogrammes; les grains sont de couleur noire violacée, petits, et leur goût est pareil à celui de notre raisin noir, mais un peu plus aigre. Le vin qu'on eu retire n'a jusqu'à présent pu être conservé.
On importe facilement la vigne dans les jardins des stations.
Plantations. — Les plantations, qui doivent marcher de pair avec les cultures, comprendront des palmiers, des bananiers et les arbres fruitiers que nous avons énumérés au chapitre des productions naturelles. Ces arbres assureront aux cultures l'ombre qui leur est nécessaire.